France : le Conseil Constitutionnel annonce l’échec du projet de référendum des Aéroports de Paris

0
455

Le référendum d’ADP n’aura pas lieu. Le nombre d’électeurs nécessaire n’a pas été obtenu, annonce le Conseil Constitutionnel

Le référendum pour la privatisation de l’ADP n’aura pas lieu. L’annonce de cette nouvelle a été faite par le Conseil Constitutionnel dans un communiqué rendu public ce 26 mars. Dans le communiqué, le Conseil Constitutionnel explique l’échec de ce référendum par le fait que le projet n’a pas recueilli le nombre de soutiens nécessaires.

« Le nombre de soutiens d’électeurs sur les listes électorales à recueillir était de 4 717 396. Il y a lieu de constater que la proposition de loi a accueilli le soutien de 1 093 030 électeurs inscrits sur les listes électorales. Elle n’a donc pas obtenu le soutien d’au moins un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales », peut-on lire.

Rappelons que ce projet de privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) avait suscité une vive polémique en France. Pour faire baisser les tensions, le gouvernement avait fini par soumettre le projet à un Référendum d’Initiative Populaire pour que les Français puissent se prononcer sur un sujet qui leur tient à cœur.

« Je n’ai pas peur des Français »

Le projet avait provoqué une guerre des mots sans précédent entre l’Exécutif et l’opposition. D’ailleurs, dans un discours prononcé depuis l’hémicycle de l’Assemblée Nationale le 11 avril, Bruno Le Maire, ministre des Finances, avait clamé haut et fort : « je n’ai pas peur des Français ».

Pour rappel, la privatisation de l’aéroport de Paris a été adoptée à l’assemblée nationale en mars 2019 lors de la lecture de l’article du projet de loi Pacte qui prévoit de supprimer l’obligation pour l’Etat de détenir la majorité du capital ADP. Mais, le gouvernement avait essuyé un revers quelques jours plus tard lorsque l’opposition (LFI, Les Républicains et le Parti Socialiste) avait annoncé son rejet de cette privatisation allant jusqu’à proposer la tenue d’un référendum sur cette question.

Pour lire la décision du Conseil Constitutionnel, cliquez ici : Conseil Constitutionnel