François Hollande tacle sévèrement Macron : « à vouloir tout bousculer, tout s’est arrêté »

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François Hollande, ex président de la France, s’est prononcé sur la situation politique française. Il estime que les deux ans de Macron au pouvoir ne sont pas bons

François Hollande, devenu taciturne depuis qu’il a quitté le pouvoir, a accordé une interview au journal Le Parisien. Dans l’interview, l’ex chef d’Etat est revenu sur de nombreux sujets de l’actualité politique française, notamment la crise des Gilets Jaunes, mais aussi le premier quinquennat de Macron, son ex ministre de l’Economie.

Parlant des Gilets Jaunes, l’ancien président estime que si une issue avait été trouvée plus rapidement, ce mouvement n’aurait pas eu cette ampleur. Sur la taxe carbone qui avait déclenché le mouvement en novembre 2018, Hollande dira : « le recul est parfois préférable à l’entêtement. (…) Je constate que le gouvernement actuel a battu en retraite. Mais trois semaines trop tard ».

Dans l’interview accordée au Parisien, François Hollande n’a pas été tendre avec son successeur. Quand on lui demande ce qu’il pense des deux premières années de Macron, il rétorque : « (…) Le résultat au bout de deux ans n’est bon ni pour la vitalité économique ni pour la cohésion sociale. A vouloir tout bousculer, tout s’est arrêté. »

« Tout président peut toujours opérer des corrections »

L’ancien président français ajoute : « mais, un mandat dure cinq ans, évitons de porter des jugements définitifs. Tout président peut toujours opérer des corrections, moi-même, j’en ai fait. Pour ma part, si j’interviens à l’occasion de la nouvelle édition de mon livre, c’est pour l’alerter ».

A la question de savoir s’il met au même niveau La France Insoumise et l’Extrême-Droite face au péril nationaliste qui guette l’Europe, il dira : « je ne les confonds pas. La menace vient de l’extrême-droite. Je l’affirme, un jour elle arrivera au pouvoir en France. En 2022 ou plus tard…puisqu’elle prétendra que c’est la seule qui n’a pas essayé ».

Pour lire l’interview dans son intégralité, cliquez ici : Le Parisien