Gilets Jaunes : les assurances ont décaissé 217 millions d’euros pour indemniser les dégradations

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La crise des Gilets Jaunes a eu un impact négatif sur l’activité des petits commerces à Paris et en province. Les assurances ont dû débourser 217 millions d’euros en indemnisations

Après les dégâts, vient la facture. La crise des Gilets Jaunes ont eu un impact très négatif sur l’activité des commerces. C’est en tout cas ce que révèle un rapport d’un groupe de sénateurs. D’après Le Parisien qui s’est procuré le rapport, les dégâts matériels ont eu des conséquences désastreuses.

Ainsi, Le Parisien nous apprend que les assurances ont décaissé fin mai 217 millions d’euros en indemnisations de dégâts matériels. Dans un article publié ce jeudi, le média français dresse un bilan sombre de la situation actuelle. En effet, l’on nous apprend que les dégâts matériels ont causé une perte d’exploitation de 20% à 30% du chiffre d’affaires pendant 6 mois.

« L’emploi menacé »

Pour la réparation des boutiques détruites, les dépenses ont tourné entre 5 000 euros et 35 000 euros selon la taille de la boutique. L’impact de ces dégâts sur l’économie de la France est non négligeable. Ainsi, à Rouen, la chambre de commerce note une baisse d’activité comprise entre 20 à 50% du chiffre d’affaires. Pis, Le Parisien révèle qu’une librairie rouennaise a enregistré une perte de 22 000 euros pour la seule journée du 22 décembre.

Dans le rapport des sénateurs, on décrit une situation catastrophique qui a eu un impact négatif sur l’emploi. Ainsi, dans la ville de Lyon, « 20% des entreprises auraient licencié ou effectué des démarches de chômage partiel, tandis que 500 CDD n’auraient pas été renouvelés à Rouen », selon Le Parisien.

« Les manifestations coûtent à la France 0,2 point de croissance trimestrielle »

Rappelons que l’Etat français avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’impact de la crise des Gilets Jaunes sur l’économie française. En effet, en mars 2019, Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, avait évalué le coût des perturbations liées aux manifestations à 0,2 point de croissance trimestrielle.

« C’est un coût très élevé. C’est de l’ordre de 0,2 point de croissance trimestrielle. Donc, c’est important. Les manifestations doivent cesser parce qu’elles ne mènent nulle part. Elles mènent à une impasse, elles mènent à la violence, à la dégradation, à une situation, pour les commerçants de centre-ville, qui est très préoccupante », réagissait Bruno Le Maire dans une interview accordée à Public Sénat.

Pour lire l’article du Parisien dans sa version originale, cliquez ici : Le Parisien