Guerre diplomatique : Maduro expulse l’ambassadrice de l’Union Européenne au Venezuela

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Nicolas Maduro, président du Venezuela, a décidé d’expulser l’ambassadrice de l’Union Européenne (UE) au Venezuela après les sanctions européennes qui ont visé des membres son gouvernement et même de l’opposition

Entre le Venezuela et l’Union Européenne, le torchon brûle. En effet, ce lundi, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé, dans un discours rà l’etransmis en direct à la télévision, l’expulsion d’Isabel Brilhante Pedrosa, ambassadrice de l’Union Européenne au Venezuela.

“J’ai décidé d’accorder 72 heures à l’ambassadrice de l’Union Européenne à Caracas pour qu’elle quitte notre pays. Ça suffit le colonialisme européen contre le Venezuela, ça suffit la persécution contre le Venezuela”, a déclaré le président du Venezuela sous l’applaudissement du public.

“Qui sont-ils pour sanctionner?

La décision de Nicolas Maduro est intervenue quelques heures après l’annonce d’une série de sanctions de l’Union Européenne à l’encontre de 11 personnalités du régime accusées de mettre en danger la démocratie dans ce pays. Parmi les personnalités visées par les sanctions, figure : Luis Parra, considéré par certains comme le président légitime de l’Assemblée Nationale.

Des sanctions qui ont provoqué l’immense colère de Nicolas Maduro. “Qui sont-ils pour sanctionner? Qui sont-ils pour menacer? Qui sont-ils? Là, ça suffit! ça suffit!”, s’est-il agacé. Dans les normes, l’ambassadrice de l’Union Européenne au Venezuela devrait quitter le pays ce mercredi.

“L’UE menace de sanctionner le régime”

La décision prise le président vénézuélien n’a pas été du goût de l’UE qui a immédiatement réagi. “Nous condamnons et nous rejetons l’expulsion de notre ambassadrice à Caracas. Nous prendrons les mesures habituelles nécessaires de réciprocité. Seule une solution basée sur la négociation permettra au pays de sortir de cette profonde crise”, a réagi Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne.

Du côté des soutiens de Maduro, c’est l’euphorie. En tout cas, Diosdado Cabello, président de l’Assemblée Nationale Constituante et fervent défenseur du régime, s’est félicité de la décision. “Dégagez loin d’ici, messieurs les impérialistes, nous n’acceptons des sanctions de personnes. Ici, il y a des femmes et des hommes dignes. Qui est l’Union Européenne pour sanctionner un Vénézuélien ou une Vénézuélienne? Personne! Ils se croient supérieurs”, a-t-il déclaré ce 30 juin.