Le chantage ignoble de l’Aéroport de Paris à ses employés : baissez vos salaires ou on vous licencie

L’Aéroport de Paris veut imposer à ses salariés un chantage ignoble qui consiste à leur faire accepter une baisse pouvant aller jusqu’à -15% de leurs salaires ou se faire licencier s’ils refusent

En pleine crise sanitaire et au moment où les entreprises du monde entier subissent de plein fouet les effets drastiques de la pandémie à Coronavirus, le chantage devient une norme et certaines compagnies y recourent sans gêne pour faire plier les employés dans le désarroi.

Et l’Aéroport de Paris n’est pas en reste. En effet, d’après des informations fournies par Capital.fr, les syndicats de l’ADP sont très fortement mobilisés pour faire face à leur direction qui menace ouvertement de limoger des employés si les syndicats refusent un “plan d’adaptation des contrats de travail” (qui prévoit de fortes baisses de salaires pour les salariés).

“Une baisse pouvant aller jusqu’à -15% des salaires”

L’affaire est d’autant plus sérieuse que selon la syndicaliste Véronique Pigueron, le plan pourrait conduire à des baisses de salaires allant jusqu’à -15%. “Ce qui ne bouge pas, c’est le traitement de base, la prime d’ancienneté et celle pour famille nombreuse. Toutes les primes annexes sont revues à la baisse”, a-t-elle détaillé auprès de l’AFP.

Pour certains syndicalistes interrogés par la presse, le président d’ADP, François de Romanet, souhaite “diminuer la masse salariale et revenir sur les acquis sociaux pour préparer la privatisation, en utilisant la crise sanitaire comme une opportunité” sous le regard complice de l’Etat.

Il convient de rappeler que depuis le début de la crise, beaucoup d’entreprises ont eu recours au chantage pour faire plier les employés. Ainsi, en juin 2020, Ryannair avait sommé 27 employés de son groupe à choisir entre baisser leurs salaires à 20% ou se faire limoger.

“Un odieux chantage”

Et en avril 2020, FNAC-Darty, après avoir pourtant reçu de l’Etat français un prêt de 500 millions d’euros, avait imposé à ses employés (pour toucher à un complément de salaire) qu’ils signent un accord qui leur priverait de « jours de congés payés, de jours de RTT et remettrait en cause les accords du temps de travail ». Un chantage odieux dénoncé par les syndicats.

“L’enseigne préfère pratiquer un odieux chantage en soumettant le paiement de ce complément de salaire à la signature d’un accord qui priverait les salariés de la Fnac de jours de congés payés, de jours de RTT et remettrait en cause les accords du temps de travail”, précise un communiqué de la CGT.