Le Coronavirus est une arme de guerre américaine pour détruire la Chine et en voici la preuve

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Le Coronavirus se propage à une célérité impressionnante dans les quatre coins du monde. Détecté en chine il y a bientôt deux mois, le virus est désormais présent dans tous les continents. Le taux de contagion diffère d’un pays à un autre. Mais, l’inquiétude reste toujours la même.

En Italie, plus d’un 16 millions d’individus sont confinés. Les écoles sont fermées et les événements sportifs se dérouleront, jusqu’à nouvel ordre, à huis clos. En France, la psychose a atteint un niveau record. Plus de 1.000 cas ont été détectés. Le pays compte déjà plus de 30 morts liés au virus, des députés de l’Assemblée Nationale sont contaminés et Emmanuel Macron n’est plus à l’abri d’une éventuelle contagion.

Cependant, depuis le début de l’apparition du virus à Wuhan en Chine, très peu de questions ont été posées sur son origine. Le sujet semble tabou. Les médias refusent catégoriquement de creuser et tous ceux qui osent émettre des doutes quant à sa propagation sont immédiatement rangés dans la case des fameux « complotistes ».

Mais, au bout de plusieurs semaines de recherche sur l’origine du virus, on est arrivé à la conclusion qu’il y a désormais des preuves évidentes que le virus ne provient pas de la Chine. Il n’y a aucun doute qu’on l’a introduit à Wuhan avec l’unique objectif d’affaiblir la puissance économique d’un pays devenu, ces dernières années, une menace réelle pour l’Occident, notamment les Etats-Unis.

Justement en parlant des Etats-Unis, nous avons été témoins d’une guerre commerciale sans précédent entre le gouvernement américain et la Chine  ces deux dernières années. Qui a gagné cette guerre ? Telle est la question qu’on se pose. Si aucun des deux pays n’est vainqueur d’un bras de fer qui a cueilli le monde à froid, il est évident que les Etats-Unis ont encaissé un coup très dur.

Et je m’explique. En 2018, les Etats-Unis, accusant la Chine de pratiques commerciales déloyales, avaient imposé des droits de douane à Pékin d’une valeur de 250 milliards de dollars. La Chine riposte et impose aux Etats-Unis des droits de douane estimés à 110 milliards de dollars.

Ce qu’il faut comprendre est qu’en ce moment précis, l’administration Trump était en train de faire pression sur la Chine pour qu’elle lui réduise son déficit commercial qui atteint des niveaux record (419 milliards de dollars) en lui achetant plus de produits. En effet, ce déficit commercial est la différence entre la quantité de produits que les Etats-Unis importent en provenance d’autres pays et la quantité de produits qu’ils exportent vers d’autres pays. La réduction de ce déficit est l’une des plus grandes priorités de Trump.

Il faut dire que les droits de douane restent une arme de guerre redoutable utilisée par Trump contre ses concurrents : la France, le Canada, le Mexique ont tous subi les foudres de Washington. Et désormais, c’est la Chine. Sauf qu’avec Pékin, le plus grand exportateur de produits sur le marché américain, les conséquences risquent d’être très sévères.

Dans cette guerre commerciale très complexe et dont l’explication prendrait plusieurs pages, la Chine n’avait jamais tremblé. Parmi les produits auxquels elle impose un droit de douane, figure l’automobile. Les Etats-Unis étant le plus grand exportateur de véhicules à la Chine, le coup est dur. Dans l’entourage de Trump, on reconnait que l’impact de cette guerre sur l’économie américaine a été désastreux.

Le prolongement de la guerre signifierait un taux de chômage très important pour les Etats-Unis, où environ 2 160 000 postes seraient perdus, d’autant plus que la Chine fait tourner la machine américaine. Je rappelle que cette guerre a fini par réduire les investissements de la Chine aux Etats-Unis qui sont passés de 46 milliards à 5 milliards de dollars entre 2016 et 2018. Parmi les Etats américains les plus touchés, figurent : Californie, Texas, New York où la Chine investit dans l’infrastructure, dans le logement et dans l’achat de compagnie technologique.

Après avoir perdu la guerre commerciale, les Etats-Unis déclarent la guerre à la Chine sur un autre front : en Afrique. En effet, en mi-février, Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, avait effectué une visite officielle dans trois pays africains (Sénégal, Ethiopie et l’Angola). Si l’administration Trump ne veut pas dévoiler les vrais motifs de cette visite en Afrique, il est évident que l’objectif premier est de briser les liens que la Chine entretient déjà avec ces pays.

D’ailleurs, faisant allusion à la Chine sans la mentionner, Pompeo avait déclaré devant des hommes d’affaires éthiopiens : « les pays devraient se méfier des régimes totalitaires et leurs promises creuses. Ils nourrissent la corruption, la dépendance et l’instabilité et non pas la prospérité, la souveraineté, encore moins le progrès. »

Après plusieurs tentatives qui ont donné très peu de résultats, le gouvernement américain a décidé de saboter l’économie chinoise afin d’empêcher que la Chine ne devienne, dans un futur proche, la première puissance économique du monde. Et cette fois-ci, ils ont à moitié atteint leurs objectifs car la Chine, principal fournisseur de masques, a perdu un juteux marché au profit de l’industrie pharmaceutique occidentale.

L’arrivée du Coronavirus dans un tel contexte ne devrait pas vous surprendre. L’introduction de ce virus en Chine fait aussi partie des stratégies de guerre pour affaiblir considérablement l’ennemi. Pour comprendre ce qui se joue, il suffit de se focaliser sur le récit des médias américains qui ont déjà commencé à crier victoire. L’édito de Cody Willard, dans MarketWatch, nous en dit un peu plus sur cette euphorie médiatique nord-américaine face à une Chine moribonde.

« Les pays développés vont-il éviter la Chine ?  Si tel est le cas, cela pourrait profiter aux Etats-Unis », a-t-il écrit dans un édito intitulé « le Coronavirus et la guerre commerciale punissent la Chine, en détruisant son statut en tant que source de croissance ». Le journaliste poursuit : « figurez-vous la vitesse avec laquelle le monde est en train de s’adapter au fait que la Chine devienne moins importante politiquement et économiquement qu’elle ne l’était avant d’avoir reçu un coup de massue dans la guerre commerciale et avant la manifestation du Coronavirus. (…) La Chine sera obligée d’empêcher que les entreprises américaines ne quittent le pays pour s’installer ailleurs ».

L’Amérique crie victoire, mais la Chine ne se trompe pas de cible. En effet, le 17 février dernier, le site d’information chinois Xilu.com dédié aux questions militaires, avait déjà désigné la cible, sans jamais mentionner son nom. « L’impérialisme n’a jamais cessé d’attaquer, de détruire et d’éliminer la Chine. Mais, la Chine est en train de se développer si rapidement que l’impérialisme est obligé d’enlever son masque d’hypocrisie pour agirr (à visage découvert) contre la Chine », pouvait-on lire.

La Chine est très touchée par une guerre politico-économique d’une rare violence. En janvier, l’impact économique du Coronavirus était déjà estimé à environ 60 milliards de dollar. Et la question qu’on se pose désormais est celle de savoir si elle arrivera à tenir le coup. Et si oui, pour combien de temps ?

Ces dix, voire vingt dernières décennies, la Chine a été perçue comme une sérieuse menace par les Etats-Unis qui ont tout fait pour la neutraliser, politiquement et économiquement. Cependant, puisque l’Empire du Milieu a toujours su résister comme il l’a toujours fait, il fallait alors avoir recours à une méthode plus extrême.

« Le Coronavirus est une arme de guerre contre la Chine », disait Nicolas Maduro il y a une semaine. Oui,  le président vénézuélien a bien raison.