Le policier Gilet Jaune qui avait insulté ses collègues est condamné à une amende de 2 000 euros

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Le capitaine de police arrêté le 21 septembre lors d’un acte Gilets Jaunes au cœur de Paris a été condamné ce vendredi 25 octobre par le Tribunal correctionnel de Paris à payer une amende de 2 000 euros pour avoir insulté ses collègues

Une amende de 2 000 euros pour avoir insulté ses collègues policiers. Le policier Nicolas C. a été fixé sur son sort. Arrêté le 21 septembre dernier lors d’une manifestation Gilets Jaunes au cœur de Paris, le capitaine de police, dont l’arrestation avait été relayée par les médias, a été condamné par le Tribunal correctionnel de Paris à une amende de 2 000 euros pour avoir traité ses collègues de « bandes de pédales ».

Face au juge, le policier a reconnu que l’emploi de l’expression « bandes de pédales, figurant sur son dossier, pouvait correspondre à ses propos, mais il s’est défendu d’être « homophobe ». Il a aussi reconnu avoir traité ses collègues « probablement de branleurs, éventuellement de lopettes ».

« Nicolas C. sous le coup d’une procédure disciplinaire »

Rappelons que l’arrestation de ce capitaine de police et fonctionnaire au niveau du ministère de l’Intérieur s’est produite ce 21 septembre dans un rassemblement Gilets Jaunes au niveau des Champs-Elysées. Arrêté pour avoir insulté les agents d’un escadron motorisé de la police, il avait été poursuivi pour outrage et rébellion.

D’après RTL, le Tribunal a relaxé le capitaine des faits de rébellion et débouté les parties civiles de leur demande de dommages et intérêts. Suspendu pendant quatre mois à titre conservatoire, le capitaine est désormais sous le coup d’une procédure disciplinaire. Nicolas C. est âgé d’une cinquantaine d’années. A la suite de son arrestation, les policiers avaient demandé un examen psychiatrique.

L’arrestation de ce haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur traduit-elle le malaise général qui règne au sein de la police nationale exacerbée par le nombre de plus en plus important de suicides (plus de 50 en 2019) ? Difficile de faire le lien entre son attitude et celle de ses collègues qui ont mis fin à leur vie. Mais, une chose est sûre : les forces de l’ordre ont récemment fait part de leur immense colère et ont même organisé  « une marche de la colère » ce 02 octobre dans la capitale.