Les Etats-Unis mettent la tête de Maduro à prix : 15 millions de dollars sur la table pour le capturer

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Les Etats-Unis mettent la tête de Nicolas Maduro à prix et proposent un cadeau de 15 millions de dollars à toute personne pouvant faciliter son arrestation

Les Etats-Unis veulent en finir avec Maduro par tous les moyens, et profiter de la crise sanitaire qui affecte le monde entier serait la parfaite excuse pour y arriver. Après plusieurs tentatives de soulèvements au Venezuela qui n’ont rien donné ces derniers mois, les Américains décident de capturer le président vénézuélien, en lui collant un motif : celui de narcotrafiquant.

En effet, ce jeudi, l’administration Trump a annoncé la nouvelle selon laquelle le président du Venezuela et son entourage sont impliqués dans une entreprise de narco-trafic. Dans le document présenté par un procureur de Miami et de New York, le président du Venezuela est accusé de trafic de drogue, de blanchiment d’argent, de corruption et même de crimes.

« 15 millions »                                                                                                   

Dans une déclaration faite ce jeudi, le procureur Geoffroy Berman n’a pas mâché ses mots. Il a en effet ouvertement accusé Maduro et sa clique « d’avoir corrompu les institutions vénézuéliennes et le peuple vénézuélien afin de se remplir les poches avec l’argent de la drogue ». Les Etats-Unis veulent en finir avec Maduro et propose désormais 15 millions de dollars à toute personne pouvant faciliter sa capture.

Au Venezuela, les menaces de Washington ne sont pas passées inaperçues. Informé des accusations américaines qui pesaient sur lui, le président du Venezuela n’a pas été tendre envers le locataire de la Maison Blanche. « Trump, tu es un misérable », a réagi le successeur d’Hugo  Chavez, avant d’attaquer très sévèrement le président américain l’accusant, à son tour, de s’être enrichi grâce à l’extorsion.

« Trump gère une société de fabrication de drogue avec Duque (président de la Colombie, ndlr) et il va nous accuser ? Dans ce pays, nous avons combattu les mafias. Ils nous accusent comme si nous bombardions le monde. Nous sommes en train de gagner, l’impérialisme perd espoir », ironise Maduro.

« Alcala est un esclave de la DEA”

Dans la presse vénézuélienne, un nom est surgi comme étant le cerveau derrière ces accusations. Il s’agit en effet de Cliver Alcala, un ex militaire vénézuélien qui aurait transmis des informations à la DEA (Drug Enforcement Agency), la plus importante institution américaine en matière de lutte contre le trafic de drogue au monde et qui très active en Amérique Latine.

Face à la presse, Nicolas Maduro ne se fait pas de doute. Il se dit certain que c’est Alcala qui est à l’origine de tout. « Les Etats-Unis ont confié l’opération à la DEA qui est entrée en contact avec Cliver Alcala. Il dit qu’il a signé un contrat. Ce contrat, il l’a signé pour que les Etats-Unis et la DEA lui pardonnent, le laissent tranquille et ne le poursuivent pas en justice. Cliver Alcala est tout simplement un esclave de la DEA », s’est-il agacé.