Pass Sanitaire : une note des services de renseignement alerte l’Elysée d’un déclenchement du mouvement Gilets Jaunes”

Une note des renseignements territoriaux (RT), consultée par nos confrères du journal Le Parisien,  alerte l’Elysée sur les risques de voir le mouvement anti-Pass sanitaire se radicaliser pour éventuellement donner lieu à un mouvement semblable à celui des Gilets Jaunes

En pleine crise sociale marquée par l’avènement du Pass Sanitaire qui divise profondément la société française, les services de renseignement s’intéressent au profil du mouvement qui a fait une véritable démonstration de force samedi dernier avec des méga-manifs organisées un peu partout en France. D’ailleurs, dans une note secrète datée du 19 juillet, les renseignements territoriaux préviennent des risques d’une radicalisation du mouvement.

C’est en tout cas l’information que Lecourrier-du-soir.com a obtenue ce 20 juillet du média français, Le Parisien. En effet, d’après cette source, l’inquiétude des renseignements territoriaux est d’autant plus fondée que samedi dernier, la manif contre le Pass Sanitaire a réuni plusieurs milliers de personnes en France, un chiffre “nettement supérieur aux anticipations des services de l’État”, d’après le média.

“Un mouvement hétéroclite regroupant l’ultra gauche et l’ultra droite”

L’ombre des Gilets jaunes plane. Dans un contexte aussi sensible, les renseignements dressent une corrélation entre le mouvement anti-Pass et celui des Gsilets Jaunes qui avait failli renverser le pouvoir en 2018. “Les RT constatent un mode opératoire identique à celui des Gilets jaunes, notamment pour les appels à mobilisation qui se font par internet et sur les réseaux sociaux”, renseigne le média français.

Et d’ajouter : “certains sont d’ailleurs lancés par des figures du mouvement comme Jérôme Rodrigues, Éric Drouet ou Maxime Nicolle, qui, pour ce dernier, compte sur la toile quelque 150 000 sympathisants”. Sur le profil des anti-Pass, les renseignements territoriaux évoquent, dans la note, une mouvance hétéroclite regroupant une “ultra-gauche discrète” représentée par Extinction Rébellion et une ultra droite représentée par des catholiques intégristes, des militants anti-vaccins ou covid-sceptiques.

Le Parisien conclue : “(…) les Renseignements Territoriaux font part de leur crainte de voir ces manifestants de ‘milieu hyper populaire’, souvent peu habitués à la tenue de rassemblements, ‘perdre le contrôle des cortèges au profit de groupuscules extrêmes souvent très bien organisés’. Ce qui constituerait un bis repetita de la crise des Gilets jaunes…”