Scandale en France : l’Etat a versé 289 785 euros à un cabinet de conseil pour gérer la propagande électorale

D’après un rapport du Sénat français relayé par le média Public Sénat, l’Etat a accordé 289 785 euros au cabinet de conseil Sémaphores pour une mission sur la propagande électorale des élections présidentielle et législatives 

A quelques semaines d’une présidentielle cruciale pour la France, le scandale McKinsey reste, sans nul doute, celui qui a le plus plongé le gouvernement dans l’embarras. Et hélas, les révélations sur cette affaire d’Etat n’ont pas encore connu leur fin. Car, ces dernières heures, c’est le Sénat français qui en rajoute une couche.

En effet, d’après un rapport publié par le Sénat et relayé par PublicSénat.fr, l’Etat français a, une fois de plus, accordé une mission à plusieurs milliers d’euros à un cabinet de conseil, plutôt connu sous le nom de Sémaphores. Pour cette mission concernant la propagande électorale des élections présidentielle et législatives, le cabinet en question a touché 289 785 euros.

D’après la source, ce contrat fait suit à l’échec dans la distribution des professions de foi constaté par le Sénat lors des dernières élections départementales et régionales. Dans cette affaire, l’entreprise Adrexo avait été mise en cause par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

“Auditionnés au Sénat, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin et son secrétaire général, Jean-Benoît Albertinii, avaient pointé du doigt la responsabilité de l’entreprise Adrexo qui avait obtenu le marché de la distribution de la propagande électorale dans 7 régions et 51 départements. Ce prestataire spécialisé dans la distribution d’imprimés publicitaires, s’était montré plus que défaillant dans sa mission”, renseigne le Sénat.

Et le Sénat d’ajouter : “le ministère de l’intérieur a finalement résilié, en août dernier, l’accord-cadre qui le liait à l’entreprise jusqu’en 2024. La Poste sera le seul opérateur qui distribuera les professions de foi des candidats à l’élection présidentielle et législatives. Une préconisation qui figurait dans le rapport des élus.”

Dans son rapport, les sénateurs déplorent que l’Etat ait de moins en moins sollicité les agents des préfectures pour la mise sous pli des documents de propagande électorale. “Confronté à une baisse d’effectifs, l’Etat déconcentré avait recours ‘fréquemment’ à des prestataires privés”, note ainsi Public Sénat.