Scandale France : une députée de la majorité présidentielle endette son assistante qui lui a prêté 10 000 euros

Un énième scandale qui secoue la majorité présidentielle. Et cette fois-ci, la révélation est faite par Médiapart qui inculpe une députée de la majorité qui, selon la source, a endetté son assistante parlementaire à hauteur de 10 000 euros pour l’unique objectif de contracter un crédit de consommation.

Ainsi, à en croire Médiapart, les faits remontent à l’année 2018, date à laquelle la députée en question, Sandrine Josso, en difficultés financières, s’est tournée vers son assistante parlementaire pour que celle-ci “l’aide financièrement en contractant un crédit à la consommation”.

Commentant l’affaire, Médiapart nous apprend : “après l’avoir débitée de 10 514,29 euros, la députée, aujourd’hui au MoDem, ne l’a pas remboursée, malgré de nombreuses relances de la part de sa salariée. Cette dernière a finalement porté plainte, au commissariat de police de La Baule, en octobre 2020.”

Dans sa révélation, le média d’investigation évoque le nom d’emprunt de la plaignante, Leïla, âgée de 49 ans. Parlant d’elle, Médiapart dira : “Leïla n’avait jusqu’ici jamais côtoyé le monde des élus ; titulaire d’un CAP, elle venait de se retrouver sans emploi après avoir enchaîné les boulots dans la coiffure et la restauration. Alors quand la nouvelle députée, une ‘bonne connaissance’ à elle, lui propose un poste stable à l’Assemblée, elle n’hésite pas une seconde.”. Et la source d’ajouter : “Leïla devient collaboratrice parlementaire en circonscription pour gérer les affaires locales de la députée.”

D’après les informations fournies par Médiapart, la dette a été contractée par la députée dans un contexte où elle traversait une violente crise financière, ne pouvant plus payer sa permanence parlementaire d’Herbignac et son logement à Paris”. C’est ainsi qu’elle sollicitera le soutien de Leïla qui lui viendra en aide.

“Leïla accepte de l’aider en contractant, le 18 octobre, un crédit à la consommation de 9 000 euros. Elle donne en toute confiance deux chèques en blanc à sa députée pour que celle-ci puisse éponger ses dettes. Sandrine Josso les utilise les jours suivants pour régler l’agence immobilière chargée de la location de la permanence ainsi que le propriétaire de son logement parisien pour un montant total de 10 514,29 euros”, renseigne le média d’investigation. Après la plainte de Leïla, l’affaire est désormais entre les mains de la justice qui doit trancher.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la majorité présidentielle est secouée par des scandales financiers. Le dernier en date est l’affaire Moustapha Laabid, du nom de ce député LREM condamné par la justice pour détournement de fonds publics portant sur des milliers d’euros alors qu’il présidait une association. Menacé d’exclusion par sa famille politique, Laabid finira par annoncer sa démission début septembre dernier.

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