Soutien à Netanyahou : les francs-maçons du Grand Orient de France déclarent la guerre au CRIF

Le Grand Orient de France (GODF) et le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) sont en instance de divorce, d’après L’Express. Selon le média français, le soutien du CRIF au gouvernement de Netanyahou indispose les francs-maçons

Va-t-on vers une guerre entre le CRIF et le Grand-Orient de France ? La question se pose au moment où les relations entre les deux institutions deviennent de plus en plus houleuses. En effet, d’après L’Express, le Grand Orient de France qui tiendra son congrès les 29, 30 et 31 prochain à Rouen a adopté une résolution très antisioniste.

D’après le média français, pour la première fois, une résolution adoptée par le Grand-Orient de France vise en effet à « interdire à ses dirigeants, principalement le ‘grand maître’ de participer aux événements organisés par le CRIF, avant tout le dîner annuel » auquel prennent part nombre de personnalités politiques françaises.

Selon le média français, le Grand Orient de France (GODF) ne supporte plus la ligne du CRIF qui a apporté un soutien sans faille à la politique de l’ « extrême-droite religieuse en Israël » qui, selon le GODF, « conduit à des fractures et à une montée de l’antisémitisme » en France. Pour l’heure, le CRIF n’a toujours pas réagi.

« Un conflit qui risque de durer longtemps »

La rupture entre les deux institutions risque d’être un coup dur car jusqu’ici GODF et CRIF avaient développé une véritable relation basée sur la confiance mutuelle. Rappelons qu’en 2018, Philippe Foussier, Grand Maître du Grand Orient de France, s’était rendu en Israël suite à une invitation des trois loges de francs-maçons de ce pays.

Si le Grand Orient de France ne supporte plus ligne du CRIF, le conflit risque de durer longtemps. Car, en effet, le président du CRIF, Francis Kalifa, est un défenseur invétéré de l’Etat d’Israël et du gouvernement de Benjamin Netanyahou. « Si nous sommes ici, devant l’ambassade d’Israël, c’est pour affirmer avec force notre solidarité absolue avec l’Etat d’Israël et notre attachement à sa capitale une et indivisible », disait-il lors d’un rassemblement à Paris.