Tensions au Moyen-Orient : 6 ONG palestiniennes sont déclarées “organisations terroristes” par Israël

L’Etat d’Israël a placé ce 22 octobre 6 ONG palestiniennes sur une liste terroriste, provoquant l’immense colère des défenseurs des droits de l’Homme qui dénoncent une mesure discriminatoire visant à “réprimer le débat sur l’occupation palestinienne” par l’Etat hébreux 

Et si le nouveau gouvernement israélien était pire que celui de Netanyahou? Pour le moment, difficile de répondre à cette question compte tenu des rapports très conflictuels entre Israël et la Palestine sous le mandat de Benjamin Netanyahou. Cependant, la décision prise ce 22 octobre par Tel Aviv risque tout de même de briser toute tentative d’arriver à une résolution diplomatique du conflit.

Mais, que s’est-il passé? En effet, d’après plusieurs médias israéliens, dont Times Of Israel, le nouveau gouvernement israélien, dirigé par Naftali Bennett, a placé 6 organisations palestiniennes sur la liste terroriste. Selon la source, les ONG œuvraient dans le domaine des droits de l’Homme.

A en croire Times Of Israel, l’annonce de cette nouvelle a été faite par Benny Gantz, ministre israélien de la Défense. Ce dernier accuse les organisations palestiniennes en question d’être une branche du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), désigné organisation terroriste.

Ainsi, dans un communiqué du ministère de la Défense relayé par le média, on y lit : “ces organisations ont été actives sous couvert d’organisations de société civile, mais en réalité, elles appartiennent au FPLP dont elles constituent une branche”. Ce vendredi, l’information a été relayée par plusieurs autres médias dont The Guardian.

En tout cas, ce 22 octobre, la désignation des ONG comme organisations terroristes n’est pas passée inaperçue. Elle a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux. Ainsi, selon Sarah Leah Whitson, fonctionnaire chez Human Rights Watch, c’est une stratégie de la part du gouvernement israélien visant à “réprimer tout débat sur l’occupation israélienne, à censurer toute information sur les violations des droits de l’Homme envers les Palestiniens et à réduire en silence celles et ceux qui cherchent à obtenir réparation de manière pacifique”.

La décision du gouvernement israélien risque de froisser les relations déjà très houleuses entre la Palestine et Israël. Avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement, les Palestiniens pensaient avoir tourné la page très sombre de l’ère Netanyahou, mais apparemment, l’avenir s’annonce beaucoup plus lugubre.