Terrible nouvelle pour Macron : à 15 jours des Législatives, 91 adhérents LREM exclus du parti pour dissidence

La Charte d’engagement imposée par la majorité commence à faire ses premières victimes. D’après France TV Info, 91 adhérents LREM ont été exclus du parti pour dissidence

Les dissidents priés d’aller voir ailleurs. Le 13 mai dernier, en se basant sur une information exclusive de BFMTV, Lecourrier-du-soir.com avait révélé l’existence d’une charte (au sein de la majorité) obligeant les députés de la majorité à accepter toutes les décisions de Macron au second quinquennat.

Et deux semaines plus tard, les sanctions visant les dissidents commencent à tomber. C’est du moins l’information que Lecourrier-du-soir.com a obtenue de France TV Info ce 26 mai. En effet, d’après cette source, 91 adhérents de la République En Marche ont été exclus pour dissidence. Ces derniers n’ont visiblement pas respecté les commandements de la charte d’engagement qu’ils ont signé.

“Remous au sein de la majorité présidentielle : 91 adhérents de la République En Marche ont été exclus pour dissidence, à l’occasion d’un bureau exécutif qui s’est tenu en visioconférence, mercredi 25 mai au soir”, révèle France TV Info qui nous en dit un peu plus.

“87 l’ont été parce qu’ils se présentaient aux législatives face à un autre candidat investi par Ensemble (LREM, Horizons, MoDem, En commun, Agir, Territoire de Progrès, Parti Radical, Fédération progressiste), et quatre parce qu’ils soutenaient un membre d’un autre parti, selon une liste consultée par franceinfo jeudi”, ajoute le média.

D’après les informations fournies par le média, parmi les dissidents exclus, figurent certains qui se sont présentés face à Elisabeth Morena, ministre déléguée à l’Egalité femmes-hommes, d’autres se sont présentés face à l’ex ministre sarkozyste Eric Worth, ex-LR apparenté LREM. Et ce n’est pas tout. Le député des Français de l’Extérieur, Stéphane Vojetta, qui avait refusé de céder sa place à Manuel Valls, a aussi été exclu.

Une information confirmée par le député Vojetta lui-même dans un post publié sur son compte Twitter officiel ce 17 mai. En effet, dans une vidéo postée sur son compte, le député sortant regrette avoir appris la nouvelle dans la presse, mais semble n’être pas surpris d’une telle décision.

“Bonjour à tous! Alors, j’apprends par la presse malheureusement, encore une fois, mon exclusion apparente de la République En Marche. C’était prévu. J’en avais parlé avec Stanislas Guerini le soir où il m’avait appelé pour m’annoncer ma non-investiture au profit de Manuel Valls”, avait-il réagi.

Et de poursuivre : “c’était prévu car ce sont les règles. Je me plie aux règles de mon mouvement politique. Je suis exclu, ce n’est qu’une parenthèse. Je recevrai sans doute bientôt une lettre signée par quelqu’un qui est un ami et qui restera un ami. il n’y a rien de personnel. J’ai bien l’intention de rejoindre ma famille politique”.

Pour rappel, l’existence de la charte d’engagement avait été révélé le 12 mai par BFMTV. D’après cette source, “les candidats investis pour les législatives devaient signer avant ce jeudi soir 20 heures une charte avec 12 engagements à respecter. Dans la liste de ces règles, on trouve d’abord la demande explicite de ‘soutenir l’ensemble des engagements pris par Emmanuel Macron devant les Français’. Autrement dit, pas question pour les parlementaires de s’opposer sur des réformes phares du second quinquennat, comme l’allongement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans”.

Sur les raisons de la mise en place d’une telle charte à moins d’un mois des élections législatives, BTMTV explique : “c’est que l’Élysée ne veut pas devoir gérer des tensions avec son aile gauche qui pourrait avoir envie de se faire entendre après le score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle. Pas question non plus de laisser prospérer les ambitions d’Edouard Philippe et de ses futurs élus Horizons, qui souhaite, lui, la retraite à 67 ans et qui a des intentions pour 2027″.

D’après la source, les députés investis par la majorité présidentielle devront obligatoirement siéger dans l’un des groupes de la majorité à l’Assemblée Nationale, à savoir Renaissance (ex LREM), MoDem ou encore Horizons”. Hors de question de laisser d’autres groupes se créer comme ce fut le cas lors du premier quinquennat.