Variole du singe : l’OMS s’attend à une hausse des cas et appelle à vacciner les personnes infectées

Dans un communiqué publié sur son site officiel, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dit s’attendre à une hausse des cas de varioles du singe et mise sur la vaccination pour contenir la contagion

L’Organisation Mondiale de la Santé tire la sonnette d’alarme. Alors que les cas de varioles du singe continuent de gagner du terrain dans le monde, l’institution internationale, dans un communiqué rendu public ce 21 mai et lu par Lecourrier-du-soir.com, s’attend à une hausse des cas dans les jours, voire les mois qui viennent.

“La situation est en train d’évoluer et l’OMS s’attend à plus de cas de varioles du singe au moment où la surveillance s’étend dans les mois non encore touchés par l’épidémie”, note l’OMS. Dans son communiqué, l’Organisation Mondiale de la Santé fait savoir que la transmission, pour le moment, se fait par le biais de rapports sexuels entre personnes de même sexe. Cependant, elle tient aussi à préciser que les personnes les plus à risque sont celles en contact physique avec des personnes infectées.

Dans le communiqué lu par notre média, l’OMS énumère les pays occidentaux où des cas ont récemment été détectés. Parmi les plus touchés, figurent l’Espagne (entre 21 et 30 cas), le Portugal (entre 21 et 30 cas) et le Royaume-Uni (entre 21 et 30 ans). D’autres pays tels que les Pays-Bas, la France, l’Italie, le Canada ou encore les Etats-Unis comptent pour le moment entre 1 et 5 cas.

Face à la prolifération des cas, l’OMS fait le pari du vaccin. “Historiquement, la vaccination contre la variole a montré son efficacité contre la variole du singe”, a-t-elle souligné, révélant qu’un vaccin (MVA-BN) ainsi qu’un traitement spécifique (tecovirimat) ont déjà été approuvés dans la lutte contre la variole du singe.

Il convient de rappeler que depuis l’annonce des premiers cas en Occident, plusieurs gouvernements ont pris garde. Aux Etats-Unis, par exemple, le gouvernement a commandé plus de 13 millions de doses pour un montant de 119 millions de dollars. En Espagne où les premiers cas ont vu le jour, le gouvernement envisagerait de commander des milliers de doses comme l’ont révélé plusieurs sources fiables dans ce pays.

Et dans d’autres pays, les gouvernements s’activent en coulisse pour éviter que cette épidémie ne devienne une pandémie. En tout cas, réagissant à la flambée des cas, le président américain, Joe Biden, a mis en garde. “Cela nous inquiète dans le sens où si elle venait à se propager, elle pourrait être conséquente”, a-t-il prévenu

Pour lire le communiqué dans sa version originale, cliquez ici : OMS