Victoire de Boris Johnson : les médias nous avaient menti : les Britanniques veulent quitter l’UE

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« Je ne vous décevrai pas ». Cette phrase a été prononcée par Boris Johnson, l’homme qui devra se charger, ces prochaines années, de conduire la politique de la Grande-Bretagne dans un contexte extrêmement difficile marqué par une volonté claire et nette d’une large partie du pays de quitter l’Union Européenne.

En effet, Boris Johnson a remporté haut la main les élections générales de ce 12 décembre en s’offrant 364 des 650 sièges que compte le Parlement britannique. Cette victoire d’une importance cruciale pour les conservateurs est la plus importante pour le parti depuis l’élection de Margaret Thatcher en 1987.

Je ne m’attarderai pas sur le score historique qui a cueilli à froid la presse internationale. En effet, depuis le départ de Theresa May, Johnson, l’un des rares dirigeants britanniques à faire campagne ouvertement pour la sortie de son pays de l’Union Européenne, a été vilipendé. Pour empêcher que le Brexit n’aboutisse, son nom a été trainé dans la boue.

Pire, les médias anti-Brexit ont tenté d’influencer l’opinion publique en annonçant peu avant les élections une défaite cuisante de l’actuel premier ministre britannique. « Boris Johnson fait face à un échec cuisant lors des élections législatives de décembre », titrait Metro.co.uk en octobre dernier. Le même mois d’octobre, le média Business Insider dans un article intitulé « Boris Johnson joue gros dans une élection qui pourrait mettre fin au Brexit » prédisait un éventuel effondrement du parti conservateur.

La manipulation médiatique a atteint son paroxysme en deux ans. La presse britannique pro-UE a en effet tout fait pour saper tout effort de la Grande-Bretagne de sortir de la zone Euro. Et les exemples sont légion. Il y a tout juste un an, une pétition contre le Brexit qui avait recueilli plus de 2 millions de signatures avait été largement relayée par presse britannique et internationale.

Cette manipulation médiatique avait été suivie par une propagande très efficace de la part des intellectuels et journalistes britanniques qui, eux-aussi, ont voulu nous faire croire pendant deux ans que le vote de 2016 était une grosse erreur commise par le peuple britannique et qu’il fallait rectifier car, selon eux, le peuple britannique est majoritairement anti-Brexit.

Ainsi, je me souviens encore d’un édito du professeur John Tures publié par le média Observer.com dans lequel il expliquait la défaite de l’ex première ministre, Theresa May, par le fait que son projet n’avait pas obtenu le soutien du peuple britannique qui veut encore rester membre de l’UE.

« Il s’est passé quelque chose après le vote en faveur du Brexit. Les sondages montrent que l’écrasant nombre d’électeurs indécis a connu une chute drastique tandis que les partisans favorables à la continuité de la Grande-Bretagne au sein de l’UE a augmenté », écrivait le professeur dans un article publié le 17 janvier 2019.

N’est-ce pas le très prestigieux média The Guardian qui nous apprenait en 2016, après le vote en faveur du Brexit, que 56% des Britanniques voulaient toujours rester au sein de l’Union Européenne ? Je rappelle aussi qu’en janvier 2019, un sondage repris par l’agence de presse britannique Reuters nous apprenait que 46% des Britanniques voulaient rester Européens contre 39%.

Au bout de deux ans d’intense propagande en faveur du « Remain » (c’est-à-dire contre le Brexit), les urnes nous disent tout le contraire. Personne n’ignore qui est Boris Johnson. Il a été l’un des fervents partisans du Brexit qui, en 2016, avait défié l’UE en remportant un « Oui » en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Le même Boris Johnson avait claqué la porte du gouvernement de Theresa May dénonçant son manque de courage et jugeant que sa politique n’allait plus dans l’intérêt de celles et ceux qui s’étaient démocratiquement exprimés dans les urnes rejetant toute continuité de leur pays au sein d’une UE dont ils dénoncent l’incapacité à répondre aux défis actuels auxquels la Grande-Bretagne fait face.

Ce vendredi, le discours de Johnson a été sans ambages. « Vous m’avez fait confiance et je ne prendrai jamais votre soutien à la légère. Nous allons achever le Brexit dès le 31 janvier, en quittant l’UE, en reprenant le contrôle de nos frontières, de notre devise, de notre système d’immigration, en respectant le mandat démocratique du peuple », a déclaré celui dont le parti vient d’obtenir une victoire historique dans une élection cruciale.

Pendant deux ans, les médias pro-UE nous ont menti en nous prenant pour des cons et en nous faisant croire que la victoire en faveur du Brexit de 2016 a été une erreur du peuple britannique et qu’une campagne sauvage basée sur la propagande et le mensonge minutieusement menée par les Eurosceptiques avait joué sur les résultats.

En fait, tout était faux. Le peuple s’est exprimé, une nouvelle fois, dans les urnes et le résultat n’a toujours pas changé. Le résultat des urnes nous dit clairement que le peuple britannique, dans son écrasante majorité, ne veut plus faire partie de l’UE, et c’est cela la triste réalité.

Il est grand temps que les technocrates de Bruxelles et leurs chiens de garde médiatiques apprennent à respecter la voix des peuples.