Zemmour dans la tourmente : un mois après sa lourde défaite, des cadres de son parti démissionnent en masse

Moins d’un mois après sa lourde défaite à la présidentielle française, le parti d’Eric Zemmour, Reconquête, subit une hémorragie. Plusieurs figures ont quitté le navire 

Décidément, les temps sont durs pour Eric Zemmour. En tout cas, après la débâcle du 10 avril, le parti politique de l’ex journaliste du Figaro semble être en phase de désintégration en raison des nombreux départs de la part de hauts responsables. C’est du moins la révélation faite le 02 mai par RTL.

En effet, d’après cette source, le parti Reconquête, présidé par Eric Zemmour, est en train de subir une véritable hémorragie et ce, à seulement un mois des élections législatives. La source indique que des défections de plus en plus importantes sont notées au sein de l’appareil politique qui a reçu une claque le soir du 10 avril.

Ainsi, parmi les personnalités ayant déjà quitté le parti, figurent : Jean Messiha, ex porte-parole de la campagne de Zemmour. Et il n’est pas le seul. Antoine Diers, ex directeur adjoint de la stratégie de campagne d’Eric Zemmour, a également quitté le parti. Et côté militant, le très célèbre Tanguy David, jeune étudiant en droit d’origine malienne, s’est carapaté.

Ils ne sont pas les seuls comme nous l’apprend RTL. “D’autres membres, moins connus, ont quitté le parti, comme c’est le cas notamment de la communicante Isabelle Muller. Ancienne collaboratrice du député européen Jérôme Rivière, ex-attachée de presse d’Éric Zemmour (…), Isabelle Muller était chargée des relations presse pendant la campagne présidentielle du candidat de Reconquête!”, révèle la source.

Mais, selon les informations obtenues par RTL, le coup est d’autant plus dur que dans le nouvel organigramme du parti, seuls figurent 13 noms alors qu’ils étaient une vingtaine il y a une semaine. Parmi les personnalités de premier plan qui n’y figurent plus, il y a : Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France.

Il faut dire que la lourde claque encaissée par Reconquête le 10 avril au soir a été extrêmement sévère en raison du fait que le parti, à peine créé, avait bénéficié une médiatisation spectaculaire et était perçu comme une menace au Rassemblement National, formation politique dirigée par Marine Le Pen.

Pourtant, il n’en sera rien. En dépit d’une très forte mobilisation sur le terrain et sur les réseaux sociaux et malgré les ralliements de plusieurs cadres du RN qui ne croyaient plus au projet de Le Pen, Reconquête n’aura obtenu que 7% des voix, un piteux résultat qui a provoqué l’immense déception de ses sympathisants qui n’en reviennent toujours pas.