Tension à l’Elysée : Macron prévient : « les ministres battus aux législatives devront démissionner », selon l’Elysée

D’après les informations de France Info confirmées par plusieurs médias, l’Elysée maintient sa fameuse « tradition républicaine » qui exige la démission des ministres battus aux élections législatives, une jurisprudence que Macron compte bien faire appliquer, d’après Le Monde

Les nouveaux ministres de Macron n’ont pas encore la garantie totale qu’ils resteront à leurs postes à la suite des élections législatives prévues les 12 et 19 juin prochains. Car, comme le veut la « tradition républicaine et règle édictée depuis 2017 », tout ministre battu devra présenter sa démission.

C’est du moins l’information révélée par plusieurs médias fiables ce 22 mai, dont France Info qui dit tenir sa source de l’Elysée. En effet, d’après ce média, les ministres candidats aux élections législatives devront démissionner en cas de défaite. A en croire la source, 15 ministres du gouvernement sont concernés, dont Elisabeth Borne, actuelle première ministre.

« Le gouvernement d’Elisabeth Borne a été nommé vendredi 20 mai et doit se réunir pour la première fois lundi, pour le premier Conseil des ministres du quinquennat. Composé de 28 ministres, 15 sont donc concernés par cette règle lors du prochain scrutin législatif. Y compris Elisabeth Borne elle-même : la Première ministre brigue, pour la première fois, la 6e circonscription du Calvados », renseigne France Info.

L’information a été confirmée par Le Monde qui précise : « Emmanuel Macron compte bien faire appliquer la même jurisprudence qu’il y a cinq ans aux membres de son gouvernement candidats aux élections législatives 2022. En cas de défaite, ces derniers devront ainsi démissionner de leur poste, qu’ils soient secrétaires d’Etat, ministres délégués, ministres de plein exercice et même… première ministre. Une information communiquée par l’Elysée à plusieurs médias, notamment au Monde ».

Ce 22 mai, sur les réseaux sociaux, cette info n’est pas passée inaperçue. « 15 des 28 membres du nouveau gouvernement sont candidats aux législatives en juin prochain. Depuis 2007, au nom de la ‘tradition républicaine’, un ministre candidat qui perd ‘présente sa démission’, disait Edouard Philippe il y a cinq ans », a commenté Nicolas Berrod, journaliste au Parisien.