Afrique : 7 jours après la mort de Déby, Paul Kagame prévient : “déstabiliser le Rwanda coûtera très cher”

Paul Kagame, président du Rwanda, a prévenu l’Occident que la déstabilisation de son pays coûtera très cher et sera très difficile à entreprendre 

Paul Kagame prévient. Moins d’une semaine après la mort de l’ancien président tchadien, Idriss Déby Itno, dans des circonstances très floues, le président du Rwanda Paul Kagame lance un message très fort en marge d’une cérémonie militaire organisée par l’Académie Militaire du Rwanda.

D’après le média rwandais NewTimes.co.rw qui a couvert l’événement, le président rwandais a publiquement fait savoir que ce serait “coûteux et complexe” de déstabiliser son pays. En marge de cette même cérémonie, il a tenu à rassurer ses voisins que le Rwanda ne cherche aucune provocation.

“Nous avons toujours privilégié le bon voisinage avec les voisins”

Sur ce, il dira : “la capacité dont nous dotons notre personnel militaire ne devrait inquiéter personne, encore moins nos voisins. Nous avons toujours privilégié le bon voisinage avec les voisins du Sud, de l’Est, de l’Ouest et du Nord”. Pour l’homme fort de Kigali, le Rwanda mise sur son armée afin de sauvegarder ses frontières nationales, de faire face aux attaques terroristes qui pourraient menacer sa sécurité nationale et d’apporter de l’assistance militaire à ses voisins si besoin.

Les propos de Paul Kagame risquent de ne pas tomber dans l’oreille d’un sourd une semaine seulement après la mort du président Idriss Déby Itno. Des sources militaires affirment qu’il a été tué au front. Mais, cette version est loin de convaincre. En tout cas, peu après sa mort, l’armée tchadienne a désigné Mahamat Déby, fils d’Idriss Déby, pour succéder à son père.

La mort d’Idriss Déby dans des circonstances extrêmement troubles risque de plonger le Tchad dans le chaos. Car, depuis bientôt deux ans, une rébellion armée a quitté le Nord du pays (Sud de la Libye) et menace de conquérir la capitale. Depuis, un véritable chaos s’est installé au Tchad et pourrait éventuellement déboucher sur une guerre civile.