Besançon : 2 mois de prison avec sursis pour 3 Gilets Jaunes qui ont crié « Castaner Assassin »

0
268

Les Gilets Jaunes se sont fortement mobilisés ce lundi 29 avril dans la ville de Besançon pour soutenir trois des leurs qui ont été jugés pour avoir scandé : « Castaner Assasin »

A Besançon, les Gilets Jaunes sont fortement mobilisés pour défendre trois des leurs qui ont crié « Castaner Assassin » lors de la visite du ministre de l’Intérieur à Planoise. Les trois ont été jugé ce lundi 29 avril au Tribunal Correctionnel de Besançon, dans le Doubs. Dans la presse, leur identité a été dévoilée : il s’agit en effet de Frédéric Vuillaume, son épouse Marie-Christine et Kévin Binda.

D’après France 3, les faits remontent au 13 mars 2019 lors d’une visite de Christophe Castaner à Besançon. Dans le quartier de Planoise où le ministre devait lancer la police de sécurité, cinq personnes tentent de s’approcher de lui criant : « Castaner Assassin ». Interpellés pour outrages et rébellion, deux ont été relâchés et les trois autres placés en garde à vue.

Ce lundi, une foule immense est venue apporter son soutien aux trois Gilets Jaunes qui ont été présentés à un juge scandant devant la salle d’audience : « On est là ! On est là (…) pour défendre les salariés, pour défendre les retraités, pour défendre les Gilets Jaunes, on est là ».

« Une volonté de criminaliser les Gilets Jaunes »

Cette forte mobilisation n’a pas empêché l’audience d’avoir lieu. La procureure, Margaret Parietti, a prononcé une peine de deux mois de prison avec sursis pour avoir utilisé le terme « assassin ». « Le terme ‘assassin’ veut dire qu’on a tué avec préméditation, c’est un mot fort. On peut manifester, mais on n’a pas le droit de dire n’importe quoi », a-t-elle déclaré.

La défense dénonce, pour sa part, un « procès politique ». « Il y a une volonté de criminaliser un mouvement social, et cela a commencé dès le 22 novembre avec une circulaire donnant l’instruction aux parquets de poursuivre de manière différenciée les gilets jaunes », a dénoncé Me Jean-Michel Vernier.