Coup de théâtre : à peine sorti de prison, Guéant sera jugé mardi pour “escroquerie” et risque 5 ans de prison

Claude Guéant, ex ministre de l’Intérieur, doit être jugé mardi prochain pour “escroquerie” portant sur ses frais de campagne législative en 2012

“Un malheur ne vient jamais seul”, dit l’adage. Et ce dicton, Claude Guéant semble l’avoir bien compris, lui qui vient à peine de sortir de prison après avoir été accusé de “détournement de fonds publics”. En effet, moins d’une semaine après sa sortie de prison, l’ex ministre de l’Intérieur de la France est attrait devant le tribunal pour une affaire d’escroquerie cette fois-ci.

C’est du moins l’information que Lecourrier-du-soir.com a obtenue de plusieurs sources fiables ce 13 février. Ainsi, à en croire le média Ouest France, l’ex premier flic de France doit être jugé mardi pour “escroquerie” portant sur des frais de sa campagne législative de 2012.

“L’ex-ministre de l’Intérieur Claude Guéant doit être jugé à partir de mardi à Nanterre pour ‘escroquerie’ pour le remboursement des frais de sa campagne législative de 2012, après la diffusion d’un tract en sa faveur par le maire de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)”, renseigne la source.

S’il est condamné, Claude Guéant risque de payer une grosse amende comme l’indique le média français. “L’homme incontournable de la présidence Sarkozy, âgé de 77 ans, encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. Il doit également comparaître devant le tribunal correctionnel pour ‘financement illicite’ de campagne”, note Ouest France.

“Un procès qui pourrait être renvoyé pour raisons médicales”

La même information a été confirmée par Nice Matin qui nous apprend toutefois que le procès pourrait être renvoyé en raison de l’état de santé très fragile de l’ancien ministre de la République française. ” (…) Ce procès, prévu sur deux jours, pourrait être renvoyé pour raisons médicales”, précisent nos confrères niçois.

Il convient de rappeler que Claude Guéant, emprisonné début décembre, avait été condamné à 8 mois de prison ferme en janvier dernier. C’est du moins l’information que notre média avait obtenue du journal Le Figaro.  “Dans un verdict rendu ce vendredi 21 janvier en début d’après-midi, le tribunal a condamné Claude Guéant à un an d’emprisonnement dont quatre mois avec sursis, assorti d’un mandat de dépôt, pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence, dans le procès des sondages de l’Élysée” révèle la source.

Le Figaro ajoute : “le tribunal estime en effet que ‘la présidence de la République ne dispose pas de personne morale distincte de l’État’, et est donc soumise au Code des marchés publics comme le reste de l’administration. Le tribunal rappelle en outre que compte tenu de sa longue carrière au service de l’État, Claude Guéant ‘était nécessairement avisé des obligations’ relatives aux règles de passation de marché public. Et qu’il n’ignorait pas non plus la proximité entre le Président et Patrick Buisson ainsi que Pierre Giacometti.”