Covid-19 : en Israël, les personnes qui refusent le vaccin sont désormais obligées de signaler leurs noms à l’Etat

Désormais, toute personne qui refuse de se faire vacciner contre le Coronavirus en Israël sera obligée de transmettre ses données aux autorités étatiques

Dans la guerre contre le Coronavirus, s’il y a un Etat qui est carrément en train de faire face à l’ennemi, c’est bien l’Etat d’Israël. Après avoir mené une campagne de vaccination extrêmement agressive ayant permis d’immuniser le plus grand nombre de personnes en un laps de temps record, le pays veut désormais passer à une étape supérieure : la vaccination obligatoire.

En effet, il y a trois jours, Lecourrier-du-soir.com, en se basant sur une information de Times Of Israel, avait fait savoir que le gouvernement israélien projetait de rendre la vaccination obligatoire aux enseignants. L’information avait été annoncée par Yuli Edelstein, ministre israélien de la Santé.

“Nous sommes en train d’étudier une loi qui empêchera que les gens qui ne sont pas vaccinés ou qui n’ont pas été testés ces 48 dernières heures puissent travailler avec le public. Par exemple, donner des cours dans une salle pleine d’élèves”, avait martelé le ministre.

Et ce n’était pas tout. Dans son discours, le ministre avait lancé un avertissement clair aux enseignants qui refusent le vaccin. Ces derniers seront ainsi obligés de faire des tests qu’ils paieront de leur poche toutes les 48 heures. “Il est possible que les enseignants qui refusent de se faire vacciner doivent payer de leur poche des tests chaque 48 heures. Je ne vais limoger personne mais si quelqu’un n’est pas vacciné, alors c’est son problème”, déclare-t-il.

“Les données privées désormais récupérées par l’Etat par la force”

Depuis, les choses s’accélèrent en raison surtout d’une baisse notée par les autorités israéliennes dans la vaccination ces derniers jours. Une situation embarrassante qui pousse l’Etat à prendre des mesures drastiques. Ainsi, d’après le média israélien Haaretz, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a fait savoir, à l’issue d’une rencontre tenue dimanche 14 février, qu’il envisage sérieusement de mettre en place une loi qui autoriserait les autorités locales à saisir les coordonnées (noms et prénoms) des personnes qui refusent de se faire vacciner.
D’après Haaretz, la décision a été approuvée par le cabinet en charge de gérer la crise sanitaire mais aussi par le Conseil de Sécurité Nationale. Il reviendra au Parlement israélien de trancher dans les jours qui viennent. Il convient de souligner que ces mesures drastiques interviennent au moment où Israël, qui avait entamé sa campagne de vaccination avec succès, commencent à connaître un ralentissement. En effet, mardi dernier, seules 130 000 personnes ont été vaccinées alors que tout récemment, le pays a enregistré 200 000 nouveaux cas en 24 heures.