Disparition mystérieuse d’un coffre-fort chez lui : Benalla poursuivi pour dissimulation de preuves

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Alexandre Benalla, ex collaborateur de Macron, est visé par une information judiciaire après la disparition mystérieuse d’un coffre-fort contenant ses armes lors d’une perquisition en juillet 2018

Mais, où est passé le coffre-fort d’Alexandre Benalla ? C’est la question qui intrigue la justice française. En effet, la presse nous a appris ces dernières heures qu’Alexandre Benalla, ex collaborateur d’Emmanuel Macron, est visé par une information judiciaire portant sur un coffre-fort dans lequel il gardait ses armes et qui a mystérieusement disparu le 20 juillet 2018.

La disparition du coffre-fort date du mois de juillet 2018 en pleine affaire Benalla. Alors que l’ex chargé de mission de l’Elysée est en garde à vue, les policiers, chargés de perquisitionner son appartement situé à Issy-les-Moulineaux, se retrouvent coincés devant la porte. Impossible pour eux d’entrer dans le bâtiment jusque tard dans la nuit, aux environs de 21 heures, heure au-delà de laquelle on ne peut plus perquisitionner.

« Les armes retrouvées, mais le coffre-fort disparaît mystérieusement »

Les policiers rebroussent chemin mais reviennent le lendemain aux environs de 06 heures du matin. Ils arrivent tout de même à pénétrer dans le domicile d’Alexandre Benalla, mais à leur entrée, le coffre-fort n’y est plus. Cependant, les armes sont retrouvées dans des conditions étonnantes.

Interrogé par les enquêteurs, Alexandre Benalla avoue avoir demandé à un ami de tout récupérer chez lui. Benalla a aussi fait savoir aux enquêteurs que le coffre-fort avait « dû être emmené dans un lieu sûr par une personne mais ce n’est pas moi qui me suis occupé de cela ».

« Un délit passible de trois ans de prison »

Un an et demi plus tard, le procureur de la République a décidé d’ouvrir une information judiciaire contre X pour « soustraction de documents ou objets concernant un crime ou un délit en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité », un délit puni de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.

Cette affaire risque de compromettre les chances de Benalla, lui qui souhaite participer aux prochaines élections municipales. En effet, début octobre, le JDS (Journal De Saint-Denis) disait avoir suivi les déplacements de l’ex collaborateur d’Emmanuel Macron dans les rues de Saint-Denis où il compte devenir maire dans le but de « s’engager auprès des jeunes et des gens qui ont été abandonnés », comme il l’a lui-même fait savoir dans un twitte datant du 27 septembre.