Etat d’urgence prolongé, libertés arrachées, Assemblée bâillonnée : en France, il y a un coup d’Etat contre le peuple

Un coup d’Etat contre le peuple! En février dernier, à l’annonce du prolongement de l’état d’urgence sanitaire jusqu’en juin 2021, certains avaient ouvertement évoqué le “suicide de l’Assemblée nationale”. Le mot “suicide” est assez fort, certains diront même “exagéré”. Pourtant, à y voir de près, il semble traduire la réalité du moment. Ce que beaucoup n’ont jamais dit est que nous assistons à un coup d’Etat contre le peuple.

En effet, la réalité actuelle nous dit clairement que la Démocratie est à l’agonie en France où l’Etat d’urgence sanitaire entré en vigueur en mars 2020 a été prolongé pour la sixième fois consécutive. Et il y a de très forte chance qu’il perdure dans le temps, ce qui serait un coup dur pour les libertés.

Rappelons que sous ce régime d’exception, l’Exécutif détient les pleins pouvoirs. Les libertés de mouvement sont restreintes, le droit à la manifestation, garanti par la Constitution, est rangé dans les tiroirs. Sous ce régime d’exception, le couvre-feu risque d’être normalisé et les établissements scolaires fermés à tout moment.

Mais, le plus grave dans tout ceci est que sous ce régime, le Parlement, où se décide le destin du peuple, est totalement affaibli. Si toutefois l’Exécutif y conserve une majorité comme c’est le cas en France, c’est la mort de l’opposition qui est désormais réduite à sa plus simple expression.

Hélas, c’est ce qui se passe en France depuis bientôt un an. Aucun débat démocratique ne peut se tenir au Parlement en raison de l’état d’urgence qui bloque tout. Les opposants politiques ne comptent plus car leurs voix ont été éteintes par un régime d’exception qui renforce de manière scandaleuse les pouvoirs dont jouit un président devenu seul timonier du bateau.

Dans ce pays, l’Etat d’urgence a récemment été prolongé pour la sixième fois consécutive alors que plusieurs pays d’Europe ont déjà commencé à y mettre fin. Et fait majoritaire obligeant, les désirs du président et de son parti sont validés au Parlement sans aucune contestation. Et c’est bien triste.

Et ça continue. Car, ce 01 avril, après le discours de Macron annonçant de nouvelles restrictions, le premier Jean Castex s’est précipité d’aller à la rencontre des représentants du peuple pour obtenir leur feu vert tout sachant que le match était déjà plié, que l’opposition ne pouvait en aucun cas invalider les décisions annoncées la veille par le président.

Que s’est-il alors passé? Et bien, l’opposition a boycotté le vote à l’Assemblée. Le groupe LR a refusé d’y assister. Le Parti Socialiste parle de “paranoïa” et le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, très remonté, est allé jusqu’à parler d'”humiliation”. “Le parlement est humilié mais il ne se rend pas”, a-t-il twitté.

Cela fait donc 12 mois que le pouvoir tout entier est entre les mains d’un seul homme : Emmanuel Macron. Ce dernier, grâce à sa majorité à l’Assemblée Nationale, s’est totalement emparé du pouvoir et marque tout seul le rythme de la vie politique en France confinant, déconfinant, fermant et ouvrant le pays comme bon lui semble sans que personne ne puisse s’y opposer.

Jusqu’à quand cette mascarade va-t-elle durer ? Telle est la grande question que les citoyens se posent car ce calvaire qui est imposé à 67 millions de Français n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat contre le peuple. Il va falloir que cela cesse, et vite!

L’auteur de cet édito est l’auteur du livre : “Covid-19 : le monde d’après sera une dictature”. Pour acheter ce livre, veuillez cliquer ici : Livre Covid-19, Livre Covid-19