France : à un de la présidentielle, l’Etat autorise le renseignement à surveiller chaque citoyen sur internet

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L’Etat français va déposer ce mercredi 28 avril un projet de loi anti-terroriste qui autorisera le renseignement à surveiller l’histoire web des internautes français. Une décision cruciale pour Emmanuel Macron à un an de la présidentielle 2022

La France entre-elle dans une ère de surveillance massive des citoyens (sans que ces derniers ne puissent s’y opposer) au nom de la lutte contre le fondamentalisme islamiste? A l’heure actuelle, difficile de répondre à cette question. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les autorités du pays ont décidé, à la suite de l’ignoble attentat de Rambouillet, de passer la toile au peigne-fin.

C’est en tout cas ce que révèle BFMTV. En effet, d’après cette source qui cite une information du média Next INpact, le gouvernement français déposera mercredi 28 avril un projet de loi anti-terroriste qui concerne la surveillance en ligne. La source ajoute que ce projet constituera la mise à jour de la loi renseignement de 2015.

D’après BFMTV, les services de renseignement seront désormais autorisés à analyser massivement l’adresse URL des sites internet consultés par les Français. La grande différence est qu’en 2015, le cadre juridique imaginé par le gouvernement socialiste dirigé par Manuel Valls permettait aux services de renseignement de placer des “boites noires” chez les opérateurs téléphoniques ou chez les hébergeurs français.

“Des algorithmes pour passer au crible l’intégralité des adresses URL des sites “

L’idée était de leur permettre ainsi de récolter les métadonnées des internautes français et de créer une alerte en cas d’activité suspecte. Cette fois-ci, avec le nouveau projet de loi, les services de renseignement seront autorisés à analyser les URL. “Concrètement, des algorithmes pourront passer au crible l’intégralité des adresses URL des sites Web consultés par les Français, afin notamment de détecter la connexion – et l’intérêt – d’un individu vers des sites liés au terrorisme”, note BFMTV.

Et d’ajouter : “l’URL d’un site Web a en effet un statut particulier : il s’agit à la fois d’une donnée technique, permettant à un navigateur d’afficher le site en question, mais également d’une donnée personnelle, le nom du site pouvant refléter une part de la vie privée de l’internaute. Ainsi d’un site consacré à une maladie spécifique, ou à un parti politique”.

Il convient de rappeler que ce dispositif est mis en place par le gouvernement à la suite de l’assassinat de la fonctionnaire de Police, Stéphanie Montfermé, tuée à Rambouillet par un jeune radicalisé d’origine tunisienne. Ce crime barbare relance, depuis plusieurs jours, le débat sur le lien entre terrorisme et immigration. Un sujet sensible qui, une fois de plus, divise profondément la classe politique française.