France : Amazon commence à licencier les employés qui soutiennent les Gilets Jaunes

0
431

Trois salariés Amazon ont été licenciés pour leur soutien aux Gilets Jaunes, révèle Le Parisien

Et si Amazon n’aimait pas les Gilets Jaunes ? L’entreprise qui appartient au richissime homme d’affaires, Jeff Bezos, n’a pas été tendre envers ces derniers. Sur les réseaux sociaux, les employés d’Amazon sont en effet surveillés de près et sanctionnés si besoin. Désormais, tout employé qui sympathise avec les Gilets Jaunes risque tout simplement de perdre son emploi.

En effet, d’après Le Parisien, une dizaine d’employés Amazon ont déjà reçu une notification de licenciement. Dans la lettre publiée par Le Parisien, on pouvait lire : « le fait que vous appeliez publiquement aux blocages des entrepôts de votre entreprise, en votre nom, va non seulement à l’encontre de votre obligation de loyauté, mais démontre explicitement votre envie manifeste de dénigrer et de porter préjudice à l’entreprise. »

Amazon poursuit : « votre comportement est en opposition totale aux valeurs de l’entreprise et vos propos, d’une singulière gravité, qui ne sont pas acceptables, en tant que tel, constituent un manquement grave à votre obligation de loyauté qui gouverne votre relation de travail. »

« Deux débrayages contre les licenciements »

Pour Amazon, impossible de maintenir de tels employés dans l’entreprise. « Compte tenu des faits qui vous sont reprochés, lesquels constituent un manquement à votre obligation de loyauté dans l’exécution de vos fonctions d’une gravité singulière, nous sommes au regret de constater que votre maintien de l’entreprise, même pendant la durée du préavis, est rendu impossible », conclut la lettre.

Trois Gilets Jaunes licenciés se sont exprimés sur Le Parisien sur la situation. D’après le média, ces employés sont traqués jusque dans leurs comptes Facebook. Le département qui est affecté par ces licenciements est celui chargé de remplir les paquets de la firme américaine avant leur expédition en France. Dans ce département qui compte environ 3 000 employés, deux débrayages sont déjà annoncés en signe de protestation contre les licenciements.