Blanquer en danger : le syndicat lycéen qu’il aurait financé à 65 000 euros poursuivi pour détournement

Avenir Lycéen, le syndicat lycéen accusé d’avoir reçu 65 000 euros du ministère de l’Education, est visé par une enquête du parquet de Paris pour “détournement de biens publics” depuis le 1er décembre 2020

Les vieux démons hantent Jean-Michel Blanquer, ministre français de l’Education. Alors qu’on le croyait enterré, le dossier refait surface en pleine pandémie au moment où l’Etat se bat bec et ongles pour éviter à tout prix un troisième confinement qui semble d’ailleurs inévitable.

En effet, plusieurs médias dont Le Monde ont révélé ce 16 mars que le Parquet de Paris enquête depuis le 1er décembre pour “détournement de biens publics” dans l’affaire dite “l’Affaire Avenir Lycéen” du nom de ce syndicat lycéen accusé d’avoir reçu énormément d’argent du ministère de l’Education pour légitimer l’action gouvernementale.

L’affaire, qui avait éclaté en novembre 2020, avait défrayé la chronique avant de disparaître des radars. Apparemment, depuis décembre, le syndicat est visé par une enquête. D’après Le Monde qui cite une source proche du dossier, “l’enquête se penche principalement sur le premier volet de ces accusations, c’est-à-dire éclaircir l’usage fait des subventions accordées”. La source ajoute que l’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la direction régionale de la police judiciaire.

“65 000 euros en frais de bouche”

Pour rappel, le BlanquerGate est né d’une révélation faite par Médiapart début novembre mettant en cause le ministre français de l’Education, Jean-Michel Blanquer qui aurait, selon le site d’investigation, financé un syndicat lycéen pour légitimer l’action gouvernementale. Ce qui est très grave dans cette histoire est que des sommes faramineuses avaient été allouées au syndicat en question connu sous le nom de “Avenir Lycéen”.

L’enquête de Médiapart parle d’une subvention de 65 000 euros en frais de bouche dont 40 000 euros dans un congrès qui n’aurait jamais lieu. Le scandale avait pris des proportions démesurées et avait suscité moultes réactions sur les réseaux sociaux. En tout cas, de son côté, Louis Boyard, porte-parole du mouvement des Solidarités Etudiantes, dénonçait l’utilisation qui a été faite de ce syndicat pour “intimider des lycéens mineurs et truquer des élections lycéennes”.