France : poursuivi pour fraude aux sondages portant sur 6 millions d’euros, Sarko refuse de se rendre au procès

Nicolas Sarkozy, poursuivi dans une fraude aux sondages portant sur 6,5 millions d’euros entre 2007 et 2009, refuse de se rendre à son procès qui s’ouvre ce lundi 18 octobre

Nicolas Sarkozy, ex président de la République française, défie la justice de son propre pays. Récemment condamné à un 1 an de prison ferme dans l’affaire Bygmalion, l’ex chef d’Etat français a encore maille à partir avec la justice qui le poursuit pour irrégularités aux sondages durant son mandat.

C’est l’information que Lecourrier-du-soir.com a obtenue du média Le Point. En effet, d’après cette source, le successeur de Jacques Chirac a adressé une lettre au président de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le notifiant qu’il ne se rendra pas au procès qui doit se tenir du 18 octobre au 12 novembre 2021.

Commentant l’affaire dans laquelle l’ex président est cité, Le Point rapporte : “alors que Nicolas Sarkozy était encore président, l’Élysée est soupçonné d’avoir passé plusieurs commandes irrégulières pour la fourniture de sondages, dépensant plusieurs millions d’euros de fonds publics. Entre 2007 et 2009, la présidence de la République aurait ainsi commandé 264 études d’opinion pour un montant de 6,35 millions d’euros.”

“Sarkozy recourt à l’article 67 alinéa 1 de la Constitution”

Le Point ajoute : “la justice a enquêté sur l’irrégularité des commandes de sondages et sur les marchés conclus, avec notamment des sociétés de deux anciens conseillers de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson (Publifact et Publi-Opinion) et Pierre Giacometti (Giacometti & Peron devenue No Com). Le chef de l’État ne pouvait pas être visé par les juges, car l’affaire s’est déroulée dans le cadre de son mandat et il était alors protégé par l’immunité présidentielle”.

Dans une lettre adressée à la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, l’ancien chef de l’Etat avait rappelé le refus de Jacques Chirac de se faire entendre comme témoin dans l’affaire Clearstream en s’appuyant sur l’article 67 alinéa 1 de la Constitution.  En s’appuyant sur le même article, Sarko posera un lapin à la justice. Mais, il n’est pas le seul mis en cause dans cette affaire. Des proches à lui seront aussi jugés.

Il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, ex président de la France, a été condamné fin septembre dernier à 1 an de prison ferme dans l’Affaire Bygmalion. Absent à l’énoncé du jugement, il a été reconnu coupable de financement illégal de campagne électorale. S’il est reconnu coupable dans l’affaire des sondages de l’Elysée, ce serait un coup dur pour lui.