France : une Toulousaine placée en garde à vue pour avoir installé chez elle une banderole “Macronavirus”

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Laura, une jeune fille , vivant en colocation à Toulouse, a été placée en garde à vue pendant plusieurs heures ce 22 avril pour avoir installé dans son jardin une banderole sur laquelle où on pouvait “Macronavirus, à quand la fin?”

En plein confinement, il semble désormais interdit de se moquer d’Emmanuel Macron. En tout cas, cette jeune fille de Toulouse placée en garde à vue ne dira pas le contraire. En effet, selon France 3, une jeune fille toulousaine répondant du nom Laura a été placée en garde pour avoir installée une banderole “Macronavirus, à quand la fin?” dans son jardin.

La jeune fille, qui s’est confiée à France 3, a expliqué les faits qui se sont déroulés ce 21 avril lorsqu’une patrouille de la police s’est garée devant son domicile. “Ils nous ont fait signe de sortir de chez nous et nous ont indiqué que cette banderole constituait une infraction. ils nous ont donc dit que c’était un message offensant envers le chef de l’Etat et nous ont demandé de retirer la banderole, ce qu’on a fait”, raconte-t-elle.

Cependant, à en croire la jeune toulousaine, l’affaire ne s’arrêtera pas là, car les policiers demanderont à avoir l’identité d’une des personnes habitant dans l’appartement. Elle donna la sienne sans savoir ce qui l’attendait. Le lendemain, c’est un capitaine de police qui débarque chez elle avec une convocation pour l’audition l’après-midi même au niveau du commissariat central.

Entre-temps, la jeune fille réussira à repousser l’audition pour contacter un avocat. Sauf que quand elle se présentera au commissariat central le lendemain, elle apprend, à sa grande surprise, qu’elle est en garde à vue. Elle dit y être restée 2 heures avant de voir son avocate. A sa sortie, Laura se dit scandalisée.

“Je suis scandalisée”

“Je suis scandalisée et écœurée. Je voudrais juste pouvoir exercer mon droit à la liberté d’expression, surtout quand on n’a pas le droit de manifester à cause du confinement. Je suis en colère contre le système”, s’insurge-t-elle. Son avocate, Claire Dujardin, s’est prononcée sur cette affaire, écartant totalement un quelconque “outrage” dans le message de sa cliente.

L’affaire, relayée par quelques médias, commencent à prendre des proportions en France où sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, plusieurs internautes font part de leur consternation. “Aux USA, tu peux mettre une vidéo où tu dis ‘Fuck Trump’ et en France, on te met en garde à vue pour cette banderole sur ta maison…Bon…”, s’indigne Pierre Dugowson, auteur réalisateur.