Guerre en Libye : Israël et les pays du Golfe auraient offert à Haftar un système de défense aérien

0
528

Le seigneur de guerre libyen Khalifa Haftar serait doté d’un système de défense aérien fabriqué par Israël dans sa guerre pour la prise du pouvoir en Libye

La main d’Israël apparaît pour la première fois dans la crise libyenne. En effet, s’il est évident que la France, les Etats-Unis et les pays du Golfe soutiennent ouvertement Khalifa Haftar, seigneur de guerre et ex agent de la CIA, l’implication de l’Etat d’Israël était jusqu’ici peu évoquée par les médias.

Désormais, il n’y a plus de doute que le seigneur de guerre jouit aussi du soutien de l’Etat hébreux. C’est tout cas ce qu’avancent les médias arabes, notamment le média libyen, Libyan Oberver, qui accuse les Emirats Arabes Unis d’avoir fourni à Haftar un système de défense aérien.

« Un système de défense aérien fabriqué par Israël »

« Les Emirats Arabes Unis ont signé un contrat avec Israël pour fournir à Haftar un système de défense aérien fabriqué par une entreprise israélienne. Le système a été transféré à l’Egypte afin que ce pays l’envoie aux rebelles pro-Haftar », précise Libyan Observer, ajoutant que les autorités égyptiennes se chargeront de former les rebelles pro-Haftar à utiliser le système. La même information a été révélée par le média arabe AlMasdar News.

L’information surgit au lendemain d’une déroute cuisante infligée aux forces de Haftar par le gouvernement de Tripoli. Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que les Emirats Arabes Unis sont cités dans le conflit libyen où ils jouent un rôle majeur poussant leur pion, Khalifa Haftar, à prendre le pouvoir pour des raisons jusqu’ici assez floues.

En Juillet 2019, Libyan Observer avait déjà révélé que les pays du Golfe, déçus de Haftar, préparaient Aref Al-Nayed, ex ambassadeur libyen aux Emirats Arabes Unis comme son successeur. Haftar a reçu énormément d’argent dans sa mission de prendre le contrôle du pays mais ses plans n’ont toujours pas porté leurs fruits. Les pays du Golfe commencent à perdre patience et pourraient se débarrasser de lui à tout moment.