Guerre en Ukraine : en colère, 1 000 personnes exigent, dans une pétition, la démission de la patronne d’Amnesty

Une pétition signée par plus de 1 000 personnes exige la démission d’Agnès Callamard, secrétaire-générale d’Amnesty International après la publication, ce 04 août, d’un rapport très controversé accusant l’armée ukrainienne de mettre en danger la vie de sa propre population civile

La Française Agnès Callamard, secrétaire-générale d’Amnesty Internationale, est dans de beaux draps. Et ce, depuis la publication ce 04 août d’un rapport dans lequel l’organisation internationale accuse l’armée ukrainienne d’utiliser des tactiques de guerre mettant en danger la population civile.

Le rapport n’est pas passé inaperçu car ayant immédiatement provoqué la démission d’Osana Pokalchuk, jusqu’ici cheffe du bureau de l’organisation en Ukraine. Cette dernière, qui accuse Amnesty d’avoir agi en tant que soutien de la Russie, a fait ses adieux dans une publication postée sur son compte Facebook officiel.

Mais, son départ n’avait pas permis d’éteindre le feu. Car, dans les heures qui ont suivi, l’affaire avait déclenché une vive polémique, allant jusqu’à faire réagir le président Zelenski. En effet, d’après le média britannique The Guardian, le président ukrainien avait accusé Amnesty de “sélectivité immorale” et d’être en connivence avec la Russie.

Dix jours après ce rapport qui a déclenché l’immense colère des Occidentaux, une pétition, déjà signée par plus de 1 100 personnes, est lancée sur Change.org exigeant le départ d’Agnès Callamard. Le pétitionnaire n’a pas mâché ses mots. En effet, il a ouvertement accusé Amnesty d’avoir échoué de mentionner dans son rapport les nombreuses tentatives de l’armée ukrainienne d’évacuer des citoyens ainsi que l’absence totale de circonstances alternatives à laquelle cette armée fait face.

Ainsi, après avoir longuement exposé les failles du rapport d’Amnesty International, le pétitionnaire explique clairement que son objectif est d’obtenir la démission d’Agnès Callamard en raison “de la menace potentielle et de la justification des actes de violence que sa publication pourrait causer dans un futur proche”.

Pour rappel, après le tollé déclenché par ce rapport, Amnesty International avait brisé le silence dans un communiqué lu par Lecourrier-du-soir.com. “Amnesty regrette profondément la détresse et la colère causées par notre rapport sur les tactiques de guerre de l’armée ukrainienne”, avait réagi l’organisation qui, faisant machine arrière, dédouane l’armée ukrainienne de tout crime dans cette guerre.