Hommage à Steve: un Nantais condamné à 8 mois ferme pour avoir blessé un commissaire

0
179

Un Nantais a pris huit mois de prison ferme pour avoir blessé un commissaire de police lors d’une manifestation en soutien à Steve Caniço il y a deux semaines

Si vous participez à une manifestation en France, faites surtout attention à ne pas blesser un policier. En tout cas, ce Nantais de 44 ans ne dira pas le contraire. En effet, un homme de 44 ans a été condamné ce 21 août à huit mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Loire-Atlantique.

L’homme a été condamné pour avoir blessé à la joue par un objet métallique un commissaire de police. Les faits se sont déroulés il y a deux semaines lors d’une manifestation de soutien à Steve Caniço, jeune français mort dans des circonstances très floues le soir de la Fête de la Musique suite à une intervention policière qui a mal tourné à Nantes.

Dans la presse, on précise que l’homme, qui a écopé d’une peine aménageable, a dix jours pour faire appel. On précise aussi que le prévenu, originaire de Saint-Nazaire, a été reconnu coupable d’avoir lancé un projectile métallique au commissaire. Dans la presse, on parle d’une manifestation très houleuse lors de laquelle il y a eu des accrochages entre manifestants pro-Steve et policiers. Une dizaine de manifestants avaient été interpelés dont le prévenu en question.

« Une condamnation qui risque de susciter un tollé général »

Pour rappel, le décès de Steve Caniço, confirmé par une autopsie fin juillet, avait suscité une vive indignation en France et beaucoup avaient pointé du doigt la responsabilité de Christophe Castaner, ministre français de l’Intérieur qui, d’ailleurs, ne s’est jamais prononcé publiquement sur ce sujet.

La mort de Steve Caniço, animateur scolaire de 24 dans des conditions très obscures, avait remis sur la table la question de la violence policière en France, une violence exacerbée par la crise des Gilets Jaunes. Les huit mois de prison ferme requis contre ce manifestant nantais risque, une nouvelle fois, de soulever une vague d’indignations chez de nombreux Français qui estiment que les policiers sont intouchables.