Israël : le Tribunal Suprême interdit aux Juifs marocains de toucher des indemnités de l’Holocauste car non victimes

Le Tribunal suprême d’Israël a rejeté la demande d’indemnisation des Juifs marocains victimes de l’Holocauste, estimant que ces derniers n’ont jamais été victimes du régime nazi, mais plutôt du régime de Vichy

Une mauvaise nouvelle pour les Juifs marocains. En plein débat sur les indemnités de l’Holocauste, les juifs séfarades en provenance du Maroc semblent avoir été complètement oubliés. En tout cas, la décision, prononcée par la Cour Suprême, risque de les mettre dans l’embarras.

En effet, Lecourrier-du-soir.com a appris ce 27 août de plusieurs sources fiables israéliennes, dont Times Of Israel que les Juifs marocains n’auront pas droit aux indemnités de l’Holocauste. D’après le tribunal suprême israélien, la privation de libertés ainsi que les restrictions imposées aux Juifs marocains durant la Seconde Guerre Mondiale ne remplissent les critères d’une indemnisation.

Toujours selon Times Of Israel qui cite le tribunal suprême, le tort causé aux Juifs marocains a été principalement économique et s’est tout simplement limité au refus de les intégrer dans le marché du travail, de leur fournir une éducation et de les loger. La même information a été relayée par d’autres médias israéliens, dont the Jewish Telegraph Agency.

“Une discrimination contre les victimes basée sur des considérations financières”

En effet, d’après cette source, la décision de débouter les Juifs marocains de l’indemnisation a été prise par trois juges qui estiment que les Juifs du Maroc ont été simplement victimes du régime de Vichy qui a mis en place des lois antisémites contre cette population.

La décision n’a pas été du goût des Juifs marocains représentés par l’avocat David Yadid. Scandalisé par le verdict du tribunal suprême, ce dernier dénonce une “discrimination contre les victimes du nazisme pour des raisons économiques”. Rappelons que si la plainte des Juifs marocains avait été acceptée, ils auraient reçu une indemnisation annuelle de l’ordre de 123 millions de dollars.