Mauvaise nouvelle pour Macron : malgré le Covid, la dépense publique a grimpé de 60 milliards d’euros

Macron épinglé par un rapport du Sénat français. Il faut dire qu’à seulement moins de deux mois de la présidentielle, le plus jeune président de la Vème République qui vient d’officialiser sa candidature a du mal à se débarrasser de son image de “président dépensier”. Et hélas, les chiffres sont là pour le démontrer.

En tout cas, le rapport du Sénat, relayé par Le Monde, et consulté par Lecourrier-du-soir.com risque de lui coûter très cher à quelques semaines de la présidentielle. En effet, d’après les conclusions de ce rapport, Emmanuel Macron n’a pas pu empêcher la hausse des dépenses sous son quinquennat malgré le Covid-19.

Ainsi, comme l’a si bien souligné le rapport, le niveau des dépenses publiques (hors dépenses d’urgence et de relance liées à la crise sanitaire, et hors charge de la dette) est supérieur de 60 milliards d’euros sur 5 ans, soit une augmentation de 5 %. Il convient de rapper que ce n’est pas la première fois que Macron est pris la main dans le pot de confiture.

En effet, en octobre 2021, il a été rapporté par la presse française que les dépenses du personnel de l’Etat avait atteint les 10 milliards en 4 ans. La révélation a été faite par le Think Tank IFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques).

Dans un article publié sur son site officiel et intégralement lu par Lecourrier-du-soir.com, l’institut déplore les fortes dépenses du personnel de l’Etat estimées à +10 milliards d’euros depuis 2017, date à laquelle Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. En tout cas, les chiffres présentés sont hallucinants.

“Avec plus de 137 milliards de dépenses, le projet de loi de finances 2022 dévoile des charges de personnel de l’Etat en hausse de 2,3 milliards d’euros par rapport à 2021 et de +10,3 milliards depuis 2017. Si l’on regarde uniment la masse salariale, l’augmentation est de 7,6 milliards depuis le début du quinquennat”, observe l’institut.

Et d’ajouter : “cette augmentation est clairement une conséquence de l’abandon par le Président de la République de son objectif de baisse de 50.000 postes dans la Fonction publique d’Etat (120.000 postes pour l’ensemble de la fonction publique en comptabilisant 70.000 suppressions d’emplois dans la fonction publique territoriale), mais aussi de substantielles revalorisations salariales. Pourtant, en 2017, l’économie annoncée sur le quinquennat sur la masse salariale publique était de 3 milliards.”