Racisme : le soldat canadien qui avait traité les Sénégalais de “singes” condamné à 3 mois de prison

Marc-André Lévesque, militaire canadien déployé au Sénégal entre janvier et mai 2019, a été rétrogradé par sa hiérarchie pour avoir proféré des insultes à caractère raciste à des Sénégalais. Le verdict de sa condamnation est tombé en novembre 2020 mais n’a été rendu public qu’en septembre 2021

Le racisme à l’Etat pur! Un soldat canadien a été rétrogradé par sa hiérarchie pour avoir proféré des insultes racistes à l’endroit des Sénégalais. Les faits d’une gravité extrême lui ont valu une sanction exemplaire. L’affaire a été confirmée par des sources fiables consultées par Lecourrier-du-soir.com.

Ainsi, selon le Journal de Montréal, média basé au Canada, le soldat en question répond au nom de Marc-André Lévesque. Il a été sergent. Sa condamnation a été prononcée par la juge de la Cour martiale générale, Catherine Julie Deschênes. Le prévenu a été déployé au Sénégal en 2019.

“Cris de singes et cris de nègres”

Commentant le scandale, le média dira : “le document judiciaire fait état d’un ‘comportement haineux’ de la part du militaire, qui a plaidé coupable à quatre chefs d’accusation. En plus de s’être servi de son arme non chargée pour effrayer des enfants, celui-ci a insulté les habitants locaux de diverses façons, leur lançant des ‘cris de nègres'”.

La même information a été relayée par une autre source : Stcatharinesstandard.ca. Ce média nous a appris que l’ex sergent, Marc-André Lévesque, originaire du Québec, a été limogé de l’armée (information à vérifier) avant son procès et a été condamné à passer trois mois dans une prison militaire.

Dans la presse canadienne, on insinue que Marc-André Lévesque souffrirait de trouble psychologique. En tout cas, à en croire le Journal de Montréal, l’ex sergent “a été déployé trois fois en Afghanistan, entre 2007 et 2011, et en est revenu avec un diagnostic de stress post-traumatique”.

Pour rappel, Marc-André Lévesque a été déployé au Sénégal en 2019 dans le cadre de l’Opération PRESENCE financée par les Nations-Unies. De janvier 2019 à mai 2019, il a travaillé dans un aéroport du Sénégal qui servait de base logistique à l’armée canadienne. Il commandait une douzaine de soldats canadiens dont il assurait la sécurité dans ce pays.