Recul de la Démocratie au Sénégal : Macky Sall, bras droit de Macron, a instauré un régime totalitaire contre son peuple

Du jamais dans l’Histoire du Sénégal. Le régime en place, dirigé par Macky Sall, bras droit de Macron en Afrique francophone, est en train à feu doux d’instaurer un véritable totalitarisme qui n’épargnera aucun citoyen qui ose s’opposer à sa gestion despotique du pouvoir.

Ce qui est en train de se passer au Pays de la Téranga devrait attirer l’attention de la presse internationale. Mais, étrangement, parce que les priorités sont ailleurs et que Macky Sall est l’un des chouchous du plus jeune président de la Vème République française, les médias préfèrent appliquer la devise du “motus et bouche cousue”. Et c’est bien triste!

Passons au vif du sujet. Le Sénégal se dirige tout droit vers l’une des élections législatives les plus tumultueuses de ces dix dernières années, marquées par l’ascension fulgurante d’un homme politique, devenu en un laps de temps record, le mentor sur qui toute une jeunesse a placé son espoir.

L’homme dont il est question ici n’est autre qu’Ousmane Sonko, chef de file du parti Pastef et dont les parents sont originaires de la Casamance, région prise en otage pendant des des décennies par le MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance), rébellion armée revendiquant l’indépendance.

Ce détail sur ses origines pourrait sembler superfétatoire aux yeux de certains. Mais, il ne l’est pas du tout. En effet, pour neutraliser le plus grand opposant politique du pays, l’Etat sénégalais s’appuie désormais sur les origines casamançaises du jeune leader politique afin de tisser des liens très étroits entre son mouvement et ladite rébellion. Une stratégie extrêmement périlleuse compte tenu des conséquences drastiques qu’elle peut engendrer

Ainsi, avec la connivence d’une presse totalement corrompue, Ousmane Sonko est constamment traîné dans la boue. Et pire, désormais, à la fin de chaque manifestation organisée par son parti pour dénoncer les dérives du pouvoir en place, journalistes et services de renseignement déclenchent une propagande médiatique d’une rare violence (digne de l’époque stalinienne) révélant, sans aucune preuve, la présence de rebelles du MFDC ayant fait le déplacement de la Casamance à Dakar pour soutenir un des leurs.

C’est du pipeau! Et toute la classe politique le sait. Mais, tant que cela permet de divertir les masses et détourner leur attention sur les vrais problèmes du pays (chômage, corruption, non-paiement des salaires des fonctionnaires, système sanitaire obsolète, justice aux ordres du chef et système éducatif à bout de souffle), tout passe!

Ainsi, pendant trois ans, toutes leurs stratégies ont été vouées à l’échec. Cependant, l’Etat profond sénégalais ne veut rien lâcher. Et pour détruire la carrière politique de Sonko, ils ont décidé de fabriquer un énième mensonge qui pourrait embraser tout le pays à la veille des élections législatives prévues ce 31 juillet.

En effet, depuis bientôt un mois, les services de renseignement et les médias, chiens de garde du régime, à la surprise générale, informent les Sénégalais de l’existence d’une “Force Spéciale”, composée de 11 individus “dangereux”, proches de Sonko et ayant pour but de plonger le pays dans le chaos.

D’ailleurs, un d’entre eux, François Mancabou, ex garde du corps de Cheikh Tidiane Gadio, ex ministre des Affaires étrangères (sous Wade), a été retrouvé mort dans des circonstances extrêmement troubles. La version officielle qui a été servie aux Sénégalais quelques heures après l’annonce de son décès parle de “mort accidentelle”. Une version qui entre en conflit avec celle fournie par sa femme qui, implicitement, nous mène vers la piste d’un assassinat.

Dans cette affaire, il faut comprendre ceci : le gouvernement sénégalais est loin d’être dupe. En ce qui concerne la propagande médiatique, l’entourage de Macky Sall est orfèvre en la matière. Son objectif final est de neutraliser totalement Ousmane Sonko en lui collant le motif de “terroriste” pour ensuite le bouter de l’arène politique pour le grand bien de Macky Sall.

Ils ont tenté de le faire en mars 2021 en créant de toute pièce un présumé scandale de viol dont les arguments brandis par l’Etat pour inculper Sonko, au fil des jours, se sont effondrés comme un château de cartes en raison surtout de leur incohérence et de leur légèreté.

Maintenant, ils sont revenus à la charge et espèrent tisser un lien entre Pastef (le parti de Sonko) et la “Force Spéciale” qui envisagerait, selon leurs dires, de déstabiliser le pays. Hélas, la purge a déjà commencé. Car, ces derniers jours, une soi-disant membre de Pastef a été arrêtée et soumise à un interrogatoire assez musclé, nous révèle la presse sous les ordres de l’Etat.

Notez bien ceci : si le stratagème passe, le parti de Sonko sera déclaré illégal et dissous et le charismatique leader sera banni à vie de toute activité politique au Sénégal.

Tel est le complot qui se trame au plus haut sommet de l’Etat sénégalais pour bafouer les droits de millions de sympathisants de Sonko qui en ont ras-le-bol d’un système politique machiavélique consumé par des décennies de concussion, d’entrisme, de compromission d’entourloupe et de mensonge.

Macron, très préoccupé par le scandale “UberGate”, n’a peut-être pas encore le temps de réagir. Mais, s’il est au courant de ce qui se joue en ce moment au pays de la Téranga, qu’il en tire ceci comme leçon : son protégé a totalement perdu le soutien d’une grande partie du peuple et agit en toute illégalité pour se maintenir au pouvoir.