Scandale France : en pleine crise du gaz, EDF perd 400 millions en spéculant sur le marché de l’électricité

Le géant français de l’électricité, EDF (Electricité de France), a perdu 400 millions d’euros en spéculant sur le marché de l’électricité

Une mauvaise nouvelle pour les Français. Au moment où le débat sur la hausse des prix du gaz fait rage en France et ravive les colères des citoyens qui craignent de devoir mettre la main à la poche, l’entreprise EDF (Electricité de France), l’un des plus grands fournisseurs d’électricité du pays, a été prise la main dans le sac en train de spéculer sur le marché de l’électricité.

C’est du moins l’information obtenue ce 30 octobre de plusieurs sources, dont le journal Le Parisien. En effet, d’après ce média, c’est EDF Trading, la filiale du géant français, qui est concerné. Et les pertes sont conséquentes : 400 millions d’euros début octobre. Le trader à l’origine de cette perte a été visé par une enquête. Il devrait être licencié, nous apprend-on.

Pour l’heure, ni EDF, ni le ministère de l’Economie n’ont voulu commenter ce scandale.  Cependant, dans la presse, on en sait un peu plus. “Selon le quotidien (Le Figaro), le professionnel spéculait sur une baisse à venir de l’électricité dite “de pointe hivernale en France”, c’est-à-dire une électricité produite et livrée entre 8h et 20h du lundi au vendredi. Or depuis deux mois, les prix ne font que grimper, jusqu’à attendre des niveaux jamais vus. Dans une impasse et pris à la gorge par les “appels de marge”, un procédé par lequel, lors d’un pari à la baisse, les dépôts de garantie réclamés au trader augmentent à chaque fluctuation à la hausse, l’homme a dû abandonner son pari au pire moment”, révèle Capital.fr qui cite Le Figaro.

Plus de peur que de mal. Car, à en croire la même source, la somme aurait été compensée par des gains très importants. “Si la somme perdue par EDF semble énorme, elle aurait été compensée par des gains très importants sur les marchés. Le géant français n’a pas souhaité faire de commentaire sur l’affaire, un porte-parole indiquant que ‘l’entreprise ne commente jamais ses activités de trading’, et Bercy s’est refusé à toute déclaration sur le sujet”, renseigne Capital.