Sénégal : À bas les éthno-séparatistes ! (Par Idrissa Maham)

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(Une analyse de Idrissa Maham)

NON À CETTE HAINE NAISSANTE, À BAS LES ETHNO-SEPARATISTES !

Émettre des doutes sur la rationalité des choix des personnes pour la présidentielle de 2019, c’est s’ériger en directeur de conscience qui sait ce qui est mieux pour lui et les autres !

Peu importe celui pour qui vous avez voté, je parie que c’est le bon pour VOUS ; Et de bonne foi, vous pensez que c’est le meilleur pour NOUS TOUS.

Voter c’est “faire son choix puis respecter et accepter celui des autres”. Ce ne serait guère très humble ni prudent de refuser aux autres leurs choix et leurs obliger à ne considérer que le nôtre.

Le plus important et le plus souhaitable est que chacun soit demain capable de justifier son choix à ses enfants et petits-enfants devant l’histoire et les faits ; C’est à eux seuls, en réalité, qu’on doit des explications ! Gare aux justifications farfelues et théories légères !

Le Fouta semble montrer au reste du pays qu’il vient de découvrir la Politique avec Macky Sall… et comme cela ne suffisait pas comme affront, il tombe aveuglement dans le piège des éthno-separatistes.

Revisiter l’histoire s’impose ! Dans ma trentaine, je n’ai pas traversé des générations pour remémorer des faits d’histoires, mais je peux vous inviter à consulter ces livres (voir photos) et d’autres du même ordre que j’ignore…

On avance vers un terrain dangereux sous le feu nourri de deux camps qui ignorent totalement (mais totalement) leur histoire commune.

Notre pays a toujours vécu en paix, animé par des instruments comme le cousinage à plaisanterie et notre ferveur spirituelle.

Par contre si vous pensez que la paix au Sénégal est le fruit d’une “prétendue” prière d’un “prétendu” marabout, vous vous trompez lourdement ! Le penser c’est déjà nier sa propre contribution à la stabilité du pays et donc ignorer sa responsabilité individuelle !

Notre stabilité est l’unique et le seul fruit de notre commune volonté de vivre en “paix”, c’est NOUS TOUS sans exception qui voulons de la paix et c’est pour cela qu’elle est encore là ! Le jour où on n’en voudra plus, la guerre prend place, il n’y a pas un état intermédiaire !

Il y’a des lieux sacrés, cités dans les livres sacrés, convoités par toutes les religions monothéistes, qui symbolisent aujourd’hui le plus haut degré de l’injustice, de la haine, de la guerre sans queue ni tête… Jérusalem, pour ne pas le nommer, doit vous faire comprendre que le sacré ou le religieux ne protège pas contre la guerre ! La puissance de l’église en RDC et RCA est équivalente à celle de nos confréries, mais elle n’a pas empêché de faire des records en tuerie de masse !

On vit en paix parce qu’on a choisi la paix c’est tout !

Ne pensez pas que vous êtes plus pieux, intelligents, raffinés, réfléchis, que le Rwandais de 1994 qui a massacré son voisin et ses frères de cases parce qu’ils n’étaient pas de la “bonne ethnie”. Non, nous sommes pareils !

Le fanatisme politique et religieux ne doit pas prendre le dessus sur la “raison”, la “donnée”, la “science”.

Le reste du monde avance et ne nous attend pas. On est “très” sinon “trop” en retard pour perdre une seconde sur des querelles de bas étage !

Il est grand temps que le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest se chambrent et se challengent sur leurs avancées techniques, leurs innovations, leurs inventivités, leurs créativités et non sur des idioties pareilles.

Quand on surprend un adulte en train d’uriner sur un mur public, et que la seule excuse qu’il trouve c’est : “ce sont les autres qui ont commencé” ou “je ne suis pas le premier”; Il signe son certificat d’irresponsabilité et cachète son visa de la honte simultanément.

On s’en fou alors de qui a commencé ou de qui tout est parti. Ce qui est important c’est d’arrêter, là, maintenant et tout de suite !

Nul besoin de revenir sur des faits, sur les mécanismes de cette haine naissante, grandissante et entretenue par des intellectuels « inorganiques » ;  ce qui est important c’est d’en finir !

En réalité, nous avons plus de choses en commun que vous ne le pensez et hors des frontières de notre continent mère, pour beaucoup, on est ni plus ni moins que de “de sales nègres”.

Choisissez la paix et non la guerre !

Soyons unis pour prendre ensemble avec les autres frères d’Afrique notre revanche sur le temps, notre revanche sur la marche du monde.

Soyons unis pour reprendre notre place et jouer notre rôle dans le temps, dans la marche du monde !

Idriss Maham