Surveillance massive en France : Amazon espionne le mouvement Gilets Jaunes et des syndicats

Une enquête exclusive de Vice.com révèle que la multinationale américaine Amazon a espionné le mouvement Gilets Jaunes, des syndicats français et des militants écolos en 2019

Une opération d’espionnage à grande échelle a-t-elle été déclenchée par Amazon contre le mouvement Gilets Jaunes, des militants écolos et des syndicats français? C’est en tout cas la révélation explosive faite par le site d’investigation américain Vice.com dans un article publié ce 23 novembre.

L’enquête (que Lecourrier-du-soir.com s’est procurée) parle d’une opération de surveillance quasi obsessionnelle de la part d’Amazon qui consiste à espionner des syndicats et des mouvements sociaux en Europe, plus particulièrement durant le Black Friday et les fêtes de Noël.

L’enquête révèle également que des organisations syndicales et des mouvements sociaux ont font l’objet d’une surveillance accrue de la part d’Amazon sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook et Instagram. Pour y arriver, la multinationale créée par le milliardaire américain Jeff Bezos a recruté d’éminents espions de l’agence Pinkerton.

“Les Gilets Jaunes espionnés en 2019”

L’enquête révèle que plusieurs pays ont récemment été dans le collimateur d’Amazon et la France n’est pas en reste. En effet, dans ce pays, en 2019, le mouvement Gilets Jaunes (né en 2018 à la suite de l’annonce du gouvernement français d’augmenter la taxe carbone) a également été surveillé par le géant américain. D’autres mouvements sociaux ont été espionnés à Vienne ou en Iran.

Il convient de souligner que la France n’est pas le seul pays où la surveillance d’Amazon suscite des inquiétudes. En Espagne aussi. Dans ce pays, le site d’investigation Eldiario.es a révélé le 30 novembre dernier qu’Amazon avait recruté un certain Antonio Gimenez Raso (en ce moment inculpé par la justice dans une affaire d’espionnage) pour espionner des syndicalistes lors d’une grève en Catalogne.

Pour lire l’enquête de Vice dans sa version originale, cliquez ici : Vice.com