Terrible nouvelle pour l’UE : la Hongrie menace d’imposer son véto pour s’opposer à un embargo du gaz russe

La Hongrie de Viktor Orban menace d’imposer son véto si jamais l’Union Européenne venait à imposer un boycott unanime sur le gaz et pétrole russe

La guerre en Ukraine risque-t-elle de déclencher l’implosion de l’Union Européenne? Si, pour le moment, rien ne permet de l’affirmer, force est de constater que les relations très conflictuelles (entre Etats membres) provoquées par la décision de l’UE de boycotter le gaz russe sont bien visibles.

Et la Hongrie risque de provoquer le courroux de ses voisins. En tout cas, alors que Bruxelles s’apprête à annoncer un embargo unilatéral et collectif sur le gaz russe, le gouvernement de Viktor Orban, très en colère, envisage sérieusement de s’y opposer en imposant son véto.

C’est du moins l’information que Lecourrier-du-soir.com a apprise ce 02 mai du média américain, Bloomberg.com. En effet, d’après cette source qui cite un haut responsable du gouvernement hongrois, Budapest est totalement opposé à cette mesure. “De telles décisions exigent l’unanimité, cela n’a aucun sens que la Commission impose des sanctions affectant le gaz et le pétrole russe et qui mettraient en danger l’approvisionnement de la Hongrie”, a dénoncé le ministre Gergely Gulyas lors de son passage sur la chaîne HirTV.

Et la Hongrie n’est pas prête à lâcher l’affaire. En effet, ce 02 mai, Lecourrier-du-soir.com a également appris du média hongrois Budapesttimes.hu que le gouvernement de Viktor Orban a officiellement démenti une information relayée par la télévision allemand ZDF TV selon laquelle la Hongrie a retiré son véto sur un éventuel embargo du gaz russe voulu par l’Europe.

“Nous ne le soutenons pas !”

D’ailleurs, dans un post publié son sur compte Facebook officiel et consulté par Lecourrier-du-soir.com, Kovacs Zoltan, porte-parole du gouvernement hongrois, a été très clair : “la position hongroise n’a pas changé dans le cas de l’embargo de la livraison de pétrole et de gaz : nous ne le soutenons pas !”, a-t-il martelé.

Revirement de situation! En effet, d’après les dernières informations qui sont parvenues à notre rédaction et relayées par l’agence de presse Reuters, l’Union Européenne est en train d’étudier la possibilité d’exclure (ou épargner) la Hongrie et la Slovaquie de l’embargo sur le gaz russe, en raison du fait que ces deux pays ne peuvent, à l’heure actuelle, pas se passer de ce précieux sésame en provenance de Moscou.

Il convient de rappeler que la Hongrie de Viktor Orban est le seul pays au sein de l’UE à n’avoir pas changé d’avis sur le gaz russe. Dès mars, Orban avait déjà lancé un avertissement à Bruxelles en lui faisant clairement savoir que sans le gaz russe, l’économie de son pays s’arrêterait.

Fin mars, il défiera ouvertement l’Union Européenne en se disant prêt à payer le gaz russe en roubles comme cela a été récemment imposé par Vladimir Poutine, président russe. Et fin avril, son gouvernement ira plus loin, en annonçant qu’elle ne soutiendra pas les sanctions qui seront prises par Bruxelles pour boycotter le gaz et pétrole russe.