Terrible nouvelle pour Macron : la Russie vient de nationaliser les avoirs de Renault, le géant français perdrait 2 milliards d’euros

Le gouvernement russe vient d’annoncer avoir nationalisé les avoirs de la multinationale française Renault qui, selon la presse française, perdra plus de 2 milliards d’euros 

Renault finit par céder à la pression. Alors que a multinationale française était réticente à l’idée de quitter la Russie, frappée par une série de sanctions internationales pour avoir envahi l’Ukraine, le groupe avait finalement cédé à la pression en annonçant, le 22 mars dernier, avoir suspendu ses activités industrielles en Russie.

Un mois plus tard, l’affaire prend une nouvelle tournure après l’annonce, dans la presse, que le constructeur français, a vendu ses actifs à l’Etat russe. Une information confirmée par l’agence de presse Tass qui, citant des sources gouvernementales, parle d’une nationalisation.

En effet, d’après Tass, les parts de la multinationale française ont été transférées au gouvernement russe et appartiennent désormais à NAMI, centre de recherche public rattaché à Avtovaz, constructeur automobile russe. D’après l’agence de presse russe, 100% des parts de Renault en Russie vont ainsi revenir à l’Etat russe tandis que 67,69% des parts vont être vendues à NAMI. Citant toujours le gouvernement russe, Tass révèle que l’accord inclut une option sur 6 ans.

La nouvelle a été confirmée par Renault qui, dans un communiqué rendu public ce 16 mai, affirme que la décision a été approuvée à l’unanimité par le Conseil d’administration. “Le Conseil d’administration de Renault Group a approuvé à l’unanimité la signature des accords pour céder 100 % des parts de Renault Group dans Renault Russie à la ville de Moscou et sa participation de 67,69 % dans AVTOVAZ à NAMI (l’Institut central de recherche et de développement des automobiles et des moteurs)”, peut-on lire.

Et le communiqué de poursuivre : “la réalisation de ces transactions n’est soumise à aucune condition, et toutes les autorisations requises ont été obtenues. L’accord prévoit une option de rachat par Renault Group de sa participation dans AVTOVAZ, exerçable à certaines périodes au cours des 6 prochaines années.”

Réagissant à cette nouvelle, le PDG, Luca de Meo, du groupe parle d’une décision difficile. “Aujourd’hui, nous avons pris une décision difficile mais nécessaire ; et nous faisons un choix responsable envers nos 45 000 salariés en Russie, tout en préservant la performance du Groupe et notre aptitude à revenir dans le pays à l’avenir, dans un contexte différent. J’ai confiance dans la capacité de Renault Group à accélérer encore sa transformation et à dépasser ses objectifs moyen-terme”, a déclaré Luca de Meo, CEO Renault Group.

L’affaire a suscité un vif intérêt dans la presse. En effet, d’après Les Echos, Renault va perdre plus de 2 milliard d’euros. “Le communiqué n’évoque pas le prix des transactions, mais, selon nos informations, elles se sont faites à un prix symbolique. Le départ de Russie va donc se solder pour le constructeur par une perte de 2,2 milliards d’euros”, révèle le média français.

A peine révélée, la nationalisation des avoirs de Renault déclenche sur les réseaux sociaux une vive polémique, la plupart très virulentes à l’endroit du gouvernement français. “Renault quitte la #Russie, son 2è marché mondial. Pire, ses actifs là-bas deviennent « propriété de l’État russe. Les sanctions anti-russes sont en fait des sanctions anti-françaises ! Folie ! Bruno Le Maire met l’économie française à genoux!”, a déploré Florian Philippot, chef de file du parti Les Patriotes.

Pour l’internaute Michèle Bastet, c’est une honte. “Honteux @BrunoLeMaire : gravement sanctionner l’1 des fleurons de l’économie française. Constat : l’ensemble des sanctions prises contre la Russie pénalisent en fait gravement la France et non le contraire. La preuve avec Renault ! Inacceptable !”, a-t-elle réagi.

Pour l’internaute Europhobe, la France a capitulé. “Avtovaz : 400 000 voitures pour 1 rouble ! Voilà le deal que #Renault a signé avec l’État russe ! Bruno Le Maire voulait déclarer la guerre économique à la Russie. Or c’est la France qui capitule ! Notre pays sacrifié sur l’autel de “l’Europe”. #Frexit !”