Terrible nouvelle pour Macron : McKinsey a secrètement déclenché la crise des opioïdes, d’après le New York Times

Une révélation faite, ce 29 juin par le New York Times, épingle le cabinet de conseil américain McKinsey qui a conseillé l’Etat français lors de la crise sanitaire. D’après le New York Times, McKinsey a été, en coulisse, au cœur de la crise des opioïdes qui a fait plus de 52 000 morts aux Etats-Unis 

Une mauvaise nouvelle pour l’Etat français, dirigé par Emmanuel Macron, qui avait sollicité le cabinet de conseil américain McKinsey à de multiples reprises dans la gestion d’affaires publiques. En tout cas, plus d’un mois après la polémique déclenchée par un rapport du Sénat sur la place très importante qu’occupe ce cabinet au sein de l’Etat, c’est le New York Times qui, une fois de plus, épingle le tout-puissant cabinet américain dans un article paru ce 29 juin.

Le titre de l’article résume tout : “en coulisse, McKinsey a guidé les entreprises au cœur de la crise des opioïdes“, peut-on lire. Le New York Times fait référence à la crise des opioïdes qui avait fait plus de 52 000 morts aux Etats-Unis. En février 2021, le cabinet McKinsey avait d’ailleurs été condamné à une amende de 573 millions de dollars pour fraude (liée à cette même crise).

Un an et demi plus tard, une enquête menée par le New York Times a permis d’en savoir un peu plus. En effet, d’après le média américain, le cabinet McKinsey a été un élément clé dans la commercialisation de la pilule Opana, fabriquée par le labo Endo et connue pour avoir été à l’origine de la crise des opioïdes aux Etats-Unis.

Les révélations faites par le New York Times font froid dans le dos. En effet, les journalistes ayant mené l’enquête ont conclu que le cabinet McKinsey, tout en exerçant une forte pression sur le géant pharmaceutique Purdue, conseillait aussi le labo Mallinckrodt qui a fabriqué des médicaments génériques Opioïdes.

Et ce n’est pas tout. Au même moment, McKinsey prodiguait ses conseils à Endo mais aussi à Johnson & Johnson qui a fourni les matières premières ayant servi à fabriquer les opioïdes. Et pire, d’après les journalistes, le cabinet de conseil ne s’est pas gêné de fournir ses conseils aux agences gouvernementales sur la manière dont il fallait gérer l’échec de la commercialisation d’un médicament ayant fait plus de 52 000 morts.

La colère contre McKinsey est montée d’un cran comme le démontre un document consulté par les journalistes et dans lequel une procureur américaine, parlant de la manière dont McKinsey gérait l’affaire, fait part de son indignation. “Pendant que les Américains mouraient des opioïdes, McKinsey mettait en avant sa réputation et ses réseaux afin d’aggraver la crise”, confie-t-elle.

Sur la stratégie de vente mise en place par McKinsey, le New York Times nous apprend ceci : “l’entreprise (McKinsey, ndlr) a aidé les clients à adopter des stratégies de marketing commercial plus agressives qui, au moins à deux occasions, ont conduit les entreprises à transférer leurs ressources vers des produits plus puissants”.

Le New York Times accuse McKinsey d’avoir recruté des experts pour influencer les clients. “Et lorsque la prescription des opioïdes a commencé à décroître en raison des mesures restrictives prises par le gouvernement américain, McKinsey a conçu de nouvelles approches pour booster les ventes”, révèle la source.

Pour rappel, le cabinet de conseil américain a été condamné à une amende de 573 millions de dollars en 2021 pour fraude dans la crise des opioïdes. L’information avait été révélée par le New York Times et avait été confirmée par un autre média américain, le New York Post.

D’après cette source qui revient sur les causes de cette énorme sanction infligée à McKinsey, le cabinet choisi par Emmanuel Macron a aidé le géant pharmaceutique Purdue Pharma à booster ses ventes d’OxyContin alors que le médicament faisait des ravages aux Etats-Unis.

“Au cœur des 15 ans de relation entre McKinsey et Purdue, il a été question pour le cabinet américain de mettre en place une stratégie ayant pour but de relancer les ventes d’OxyContin en ciblant les médecins, c’est-à-dire ceux qui publiaient des grands articles scientifiques faisant l’éloge du médicament”, révélait le New York Post.

La lourde sanction avait suscité l’immense joie du procureur américain General Becerra qui, sur Twitter, avait réagi en ces termes : “nous avons trouvé un accord de 573 millions de dollars avec McKinsey pour avoir aidé les fabricants d’opioïdes à promouvoir leurs médicaments et à profiter de l’épidémie pour se faire du fric. L’épidémie des opioïdes a endeuillé beaucoup d’Américains. Le verdict d’aujourd’hui tient McKinsey pour responsable”.

Pour lire l’article dans sa version originale, cliquez ici : The New York Times

1 COMMENT