Usage de LBD et de Flash-ball : « je ne laisserai pas les forces de l’ordre sans défense », dit Macron

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Macron rejette catégoriquement l’idée d’interdire l’usage de LBD par les forces de l’ordre lors des manifestations Gilets Jaunes

Quelques heures après la publication d’un mémorandum par le Conseil de l’Europe demandant au gouvernement français de mettre fin à l’usage excessif de la force lors des manifestations des Gilets Jaunes et d’interdire l’usage de LBD (Lanceurs de Balles de Défense), Emmanuel Macron n’a pas manqué de réagir ce mercredi.

« La meilleure manière d’éviter ces utilisations et ces cas, c’est d’éviter d’avoir des gens qui considèrent que le samedi après-midi est fait pour casser des vitrines, casser des institutions ou s’attaquer aux forces de l’ordre. Parce que je vous le dis très simplement, je ne laisserai pas les forces de l’ordre sans aucun moyen, ni d’assurer l’ordre public, ni de se défendre face à des gens qui arrivent armés et avec les pires intentions », a-t-il déclaré.

Sur les recommandations faites par le Conseil de l’Europe, Macron dira : « il appartiendra au ministre de l’Intérieur de répondre point par point avec sa collègue garde des sceaux sur les recommandations qui sont faites. Mais, comme vous le savez, il y a déjà eu de très grande limitation et de transparence de ces matériels qui a été coordonnée par le ministre, avec une doctrine claire qui a été établie et aussi des caméras qui ont été mises en place pour d’une bonne utilisation du suivi (…) ».

« 12 122 tirs de lanceurs »

Les déclarations de Macron sont une réponse au mémorandum signé Dunja Mijatovic, commissaire aux droits de l’homme auprès du Conseil de l’Europe. Dans son mémorandum, la commissaire aux droits de l’homme avait vigoureusement dénoncé l’usage excessif de la force contre les manifestants.

« Le nombre élevé de blessés met en évidence un usage de la force par les autorités, lequel est strictement encadré par des dispositions du code pénal et du code de sécurité intérieure. (…) L’usage de la force (…) n’est possible que pour dissiper un attroupement susceptible de troubler un ordre public », dénonçait Dunja Mijatovic qui faisait état de l’usage de 12 122 tirs de lanceurs.