Crise financière : après Air France, l’Etat garantit à Castorama et Brico Dépôt un prêt de 600 millions d’euros

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Castorama et Brico Dépôt viennent de bénéficier d’un prêt de 600 millions d’euros garanti par l’Etat

Après Air France et Fnac Darty, l’Etat vient à la rescousse de Castorama et Brico Dépôt. En effet, en pleine crise financière, les enseignes de bricolage ont obtenu un prêt de 600 millions d’euros garanti par l’Etat. L’information a été confirmée par un arrêté du 11 mai et publié ce 12 mai dans le Journal Officiel.

Dans le document consulté par Lecourrier-du-soir.com, on a appris que le prêt a été contracté par l’Etat auprès des banques BNP Paris, Crédit Agricole Corporate and Investment group et Crédit Lyonnais. Dans le document en question, on pouvait lire : « cette garantie porte sur le principal, les intérêts et les accessoires, dans les conditions fixées à l’article 5 ».

« D’où vient cet argent »

Ce prêt accordé aux enseignes de bricolage intervient deux semaines après celui accordé à Air France d’un montant de 7 milliards d’euros annoncé le 25 avril dernier par Bruno Le Maire. « Il faut soutenir Air France. Nous allons apporter, à la demande du président de la République et du premier ministre, un soutien historique à Air France : 7 milliards d’euros pour soutenir notre compagnie nationale et sauver les 350 000 emplois directs et indirects » disait Bruno Le Maire sur TF1.

Et d’ajouter : « ce sera précisément 4 milliards d’euros de prêt garanti par l’Etat, apporté par les banques et 3 milliards d’euros de prêt direct par l’Etat. Nous sommes derrière Air France, derrière les salariés d’Air France pour garantir notre indépendance et sauver des emplois »,

Rappelons qu’à la fin du mois d’avril, Fnac Darty avait aussi obtenu un prêt de 500 millions d’euros dont 70% était garanti par l’Etat. Ces nombreux prêts (garantis par l’Etat) posent la question de savoir d’où vient cet argent d’autant plus que les hôpitaux croupissent sous le poids d’une dette de plusieurs milliards de dollars. Espérons que l’Etat nous apportera une réponse.

Pour lire le document du Journal Officiel, cliquez ici : Journal Officiel