Boris Johnson et sa politique d’immigration : anglais obligatoire et salaire annuel de 33 000 dollars

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Le  gouvernement de Boris Johnson a dévoilé sa politique en matière d’immigration ce 19 février

Deux mois après son écrasante victoire aux élections législatives, Boris Johnson présente sa politique migratoire. L’homme politique qui a retiré son pays de l’Union Européenne est ferme. Il ne veut plus d’une immigration à bas coût et préfère désormais attirer les meilleurs sur le marché britannique.

En effet, dans un communiqué publié sur son site officiel, le gouvernement britannique parle de « Global Talent Route », une politique, selon le 10 Downing Street, destinée à « attirer les plus grands scientifiques, chercheurs et mathématiciens du monde ». Le gouvernement ne compte néanmoins pas fermer les portes aux migrants très peu qualifiés. Ces derniers pourront toujours travailler dans ce pays mais dans des conditions très strictes.

« Un salaire annuel d’au minimum £ 25 600 »

Ainsi, la Grande-Bretagne met en place un système par points. Désormais, tout étranger hors UE, souhaitant décrocher un emploi dans ce pays doit obtenir 70 points répartis comme suit : parler anglais couramment (10 points), obtenir un contrat de travail (20 points), le travail doit être en relation avec les compétences de l’employé (20 points) et l’employé doit toucher £ 25 600 ($ 33 000) ou plus par an (20 points).

Les ressortissants de l’espace européen peuvent, quant à eux, travailler en Grande-Bretagne peu importe le domaine ou le salaire. En plus, les citoyens européens désirant vivre en Grande-Bretagne peuvent y séjourner pendant 6 mois sans visa à compter du 1er janvier 2021. Toutefois, durant leur séjour, il leur sera interdit d’y travailler.

« La restauration et le personnel soignant oubliés »

Réagissant à cette politique à peine dévoilée par le gouvernement, la ministre anglais de l’Intérieur, Priti Patel, parle d’un « moment historique ». « C’est un moment historique pour tout le pays. Nous allons attirons les plus brillants et les meilleurs partout dans le monde, nous allons relancer l’économie et nos communautés et déclencher la force de ce pays », s’est-elle réjouie.

La mesure nouvellement annoncée par le gouvernement est néanmoins loin de faire l’unanimité. En effet, les domaines de la restauration et du personnel soignant (où de nombreux employés ne sont pas qualifiés) risquent d’être très touchés par cette politique qui semble avoir oublié cette main d’œuvre le plus souvent recrutée sur le tas.