Canada : terrorisé par les antivaccins, le gouvernement de l’Ontario abandonne le Pass Vaccinal

Face à la pression du mouvement “Convoi de la Liberté”, le gouvernement fédéral de l’Ontario a annoncé ce 14 février la suspension du Pass Vaccinal au 1er mars 2022

Au Canada, face à une très forte pression du mouvement “Convoi de la Liberté”, les autorités commencent à lâcher du lest. Si l’Etat fédéral menace, pour la première fois depuis la naissance du “Freedom Convoy”, de recourir à la loi martiale, ce n’est pas le cas à Ontario où les autorités, débordées et complètement dépassées par l’ampleur des événements, ont annoncé la fin du Pass Vaccinal.

C’est du moins l’information que Lecourrier-du-soir.com a apprise de plusieurs sources fiables. Ainsi, à en croire le média OttawaCitizen, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a annoncé à la presse la fin du Pass Vaccinal ainsi que la levée des restrictions à compter du 1er mars 2022. Le port du masque sera toutefois maintenu dans les lieux clos jusqu’à la mi-mars.

L’information a été confirmée par un autre média canadien : GlobalNews.ca. En effet, d’après cette source, dès le 17 février, des changements majeurs devront voir le jour. Dans les lieux clos, par exemple, la capacité d’accueil passera de 50 à 100, les jauges ne seront plus appliquées pour les événements se déroulant à l’extérieur…

“Doug Ford a capitulé”

Doug Ford a-t-il capitulé face aux antivaccins qui ont littéralement pris d’assaut la ville d’Ottawa ces derniers jours? Cela semble être le cas. Car, la veille de l’annonce de la fin du Pass Vaccinal et de la levée des sanctions, le premier ministre d’Ontario apportait son soutien sans faille à la police face à ce qu’il a appelé “l’occupation de la ville”.

D’ailleurs, dans un twitte posté sur son compte officiel, on pouvait lire : “je veux être très clair : il est illégal de bloquer et d’empêcher la circulation des biens, des personnes et des services”. Depuis Twitter, il avait brandi la menace d’une amende de 100 000 dollars assortie d’1 an de prison pour les contrevenants.