Covid-19 en Afrique : l’Etat sénégalais autorise des drones américains à survoler son ciel, une première

Les drones de décollage et atterrissage vertical fabriqués par l’entreprise américaine Volansi sont autorisés à survoler le ciel sénégalais, une première dans ce pays qui peine encore à acheminer les vaccins dans les régions en pleine pandémie à Coronavirus

Dans le cadre de sa campagne de vaccination massive, l’Etat du Sénégal ne lésine plus sur les moyens pour immuniser une grande partie de sa population. Ainsi, après avoir dépensé plus de 3 millions de dollars pour l’achat du vaccin chinois, le gouvernement mise désormais sur l’acheminement dans les zones les plus reculées du pays.

Dans un pays où les infrastructures routières ne sont pas au rendez-vous, trouver des moyens alternatifs afin de faire parvenir le vaccin à tous les Sénégalais devient un véritable casse-tête. Toutefois, le gouvernement de Macky Sall semble avoir trouvé la bonne idée : recourir aux drones dans la distribution du matériel sanitaire.

“Des drones de décollage et atterrissage vertical vont survoler le ciel sénégalais”

C’est en tout cas l’information qui est parvenue à notre média ce 25 mars aux environs de 23 heures. En effet, d’après le média Drone DJ, spécialisé en drone, l’entreprise américaine Volansi qui développe et déploie des drones de décollage et atterrissage vertical a obtenu le feu vert pour survoler le ciel sénégalais.

Notre média a vérifié la véracité de l’information en consultant le site officiel de l’entreprise Volansi qui confirme tout. Sur le site, on pouvait lire : “en tant que leader de la livraison de drones autonomes, Volansi est la première entreprise à pouvoir mener des BLVO (Beyond Visual Line of Sight) au Sénégal”. Par BLVO, il faut comprendre : des opérations qui s’effectuent hors vue du télépilote.

D’après Hannan Parvizan, PDG de Volansi qui a accueilli la nouvelle avec beaucoup de joie, la mission de l’entreprise consiste à créer un monde qui ne tiendra pas compte des aléas liés aux infrastructures de transports terrestres. Selon lui, il s’agira surtout de privilégier les drones car là où le bus, le train ou la moto parcourt 2 heures pour accéder à un lieu, celui-ci (le drone) n’aura besoin que de 30 minutes pour y arriver.