Covid-19 en Afrique : “l’objectif est d’immuniser 60% des Africains”, dit le patron du Center For Disease Control

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Le virologue africain, John Nkengasong, co-directeur du bureau Center For Disease Control (CDC) en Afrique, a accordé une interview au journal espagnol El Pais dans laquelle la gestion de la pandémie à Coronavirus a été abordée. Le virologue a aussi abordé le chiffre très bas de cas notés en Afrique

Dans l’interview, John Nkengasong a souligné la coordination entre Etats africains, ce qui, selon lui, a certainement permis de réduire le taux de mortalité lié au Coronavirus. “(…) Nous nous sommes rendus compte que la meilleure manière d’attaquer le virus était de nous connecter. Maintenant, nous nous communiquons mieux, nous nous coordonnons mieux et nous collaborons mieux”, se félicite-t-il.

A la question de savoir si cette union est derrière les chiffres très bas constatés sur le continent, il répond : “huit mois après, nous pouvons carrément affirmer que les mesures prises prématurément ont ralenti la propagation du virus. En Afrique, il y a des pays qui se sont confinés avec à peine deux ou trois cas. Si nous ne l’avions pas fait, aujourd’hui nous aurions des millions de cas”. John Nkengasong se réjouit également que 14 millions de tests aient pu être menés sur le continent.

“L’objectif est d’immuniser 60% des Africains”

Dans l’interview accordée au média espagnol, le virologue a insisté sur l’importance du vaccin et a martelé la pertinence de coopérer avec Covax, structure qui dépend de Gavi fondé par Bill Gates. D’après Nkengasong, Covax est prêt à fournir 220 millions de doses de vaccin à l’Afrique. Cependant, cette quantité est insuffisante et ne représente que 20% de la population, donc très en-deçà des objectifs des autorités africaines.

Selon le chef du bureau Center For Disease Control en Afrique, l’objectif des autorités est d’immuniser 60% de la population africaine afin de s’assurer que le virus ne fera pas irruption, ce qui constituerait certainement un frein à “l’économie, à la mobilité des Africains et à leur vie sociale”.

Pour lire l’interview dans sa version originale en espagnol, cliquez ici : El Pais