Nouveau record de détenus en France : 71 828 personnes incarcérées, dont 13 822 à Paris

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La population carcérale en France ne cesse de gonfler. Au 1er avril 2019, les prisons françaises comptent 71 828 prisonniers, d’après un rapport du ministère de la Justice

En France, les prisons explosent. C’est en tout cas ce qui ressort d’un rapport du ministère de la Justice publié ce 14 mai. Le rapport intitulé : « mesure mensuelle de l’incarcération  au 1er avril 2019 » fournit des chiffres détaillés sur la population carcérale en France, dans un contexte difficile marqué par une montée en puissance de la délinquance dans les zones urbaines.

Ainsi, à la date du 1er avril 2019, la France compte 71 828 détenus. Le nombre de condamnés s’élève à 50 976. 48 773 sont en détention, 1 871 en semi-liberté et 332 placés à l’extérieur. Dans son rapport d’avril, le ministère de la Justice a aussi fourni des informations sur l’occupation des places de prison.

« Paris arrive en tête »

Ainsi, le ministère nous apprend que 61 010 places sont opérationnelles en 2019 contre 59 459 en 2018. Alors que les places inoccupées étaient au nombre de  4 331 en 2018, elles sont au nombre de 4 104 en 2019. La densité carcérale globale est à 117,7% en 2019 contre 118,3% en 2018.

Dans son rapport, le ministère de la justice note une augmentation du nombre de détenus en France qui passe de 70 367 en 2018 à 71 828 en 2019. Le nombre de prévenus n’a pas évolué. Il reste toujours à 20 852 entre 2018 et 2019. Détail important à souligner : le nombre de femmes dans les prisons françaises. En 2018, il y avait 3 157 femmes prisonnières contre 3 197 en 2019.

Dans le rapport, les grandes villes sont pointées du doigt. Ainsi, Paris arrive en tête avec 13 822 détenus. Il est suivi de Rennes qui compte 8 509 détenus. Marseille compte 7 689 détenus suivi de Lyon avec 6 791 détenus. La ville de Dijon, réputée calme, ne compte que 4 784 détenus. Le rapport souligne une augmentation de personnes détenues qui passe de 63 351 en 2009 à 71 828 en 2019.

Pour lire le rapport dans sa version originale, cliquez ici : Rapport Ministère de la Justice