Roumanie : en colère, l’Etat menace de détruire 8 millions de doses de vaccins rejetées par la population

Faute de preneurs, la Roumanie annonce qu’elle détruira 8 millions de doses de vaccins dont la population et les pays voisins ne veulent pas 

La Romanie se débarrasse de ses doses de vaccins. Faute de preneurs, le gouvernement de Roumanie a annoncé qu’il s’apprête à détruire 8 millions de doses de vaccins qui n’ont pas trouvé preneurs. L’information a été donnée ce 25 août par Romania-Insider.com qui cite le ministre de la Santé, Alexandru Rafila.

“Nous avons plus de 8 millions de doses dans notre stock auxquelles personne ne s’intéresse. Et je ne parle pas de la population seulement. Je parle de manière générale. Personne ne veut les acheter, ni même les recevoir gratuitement. (…) Nous devons les détruire”, a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à G4Media.ro.

Le ministre regrette que son gouvernement ait acheté plus de vaccins qu’il n’en avait besoin. Cette situation rappelle un peu celle du Sénégal où en décembre 2021 les autorités sanitaires craignaient de jeter à la poubelle 400 000 doses de vaccins dont la population ne voulait pas.

C’est du moins l’information qui avait été révélée par le média WTVBAM qui cite Ousseynou Badiane, chargé de la couverture vaccinale dans ce pays. “Le plus grand problème reste la réticence. Le nombre de cas diminue et ils (les gens) se demandent : ‘pourquoi devons-nous nous faire vacciner si la maladie n’est plus là?’”, explique-t-il.

D’après Badiane, la réticence a un impact non moins négligeable sur le fiasco de la campagne vaccinale. Car, à l’en croire, 15 000 personnes étaient vaccinées tous les jours l’été dernier, alors qu’aujourd’hui, entre 1 000 et 2 000 personnes seulement sont enregistrées quotidiennement.

Face à une telle situation, Badiane n’espère pas le miracle. “Nous ne sommes pas optimistes. Nous ne nous attendons pas à une hausse de la demande”, regrette-t-il. Pour rappel, au Sénégal, tout récemment, les autorités avaient fait état de l’expiration de 200 000 doses de vaccin faute de volontaires.